Nombreuses sont les occasions de raconter des histoires à nos petits-enfants qui en sont d’ailleurs friands. Pas étonnant dès lors, qu’ici ou là des réminiscences et souvenirs liés à ces histoires ressurgissent. Souvent au moment le plus inattendu :
De passage au château de Porrentruy avec Enzo, nous admirons la vue sur la ville depuis l’esplanade. Soudain Enzo, en référence avec l’histoire qu’il adore concernant Montréal, dit : «Et si on entendait un raton laveur…?»
Nous promenant autour de l’étang de Cornol avec Enzo, nous rencontrons une dame avec qui Grand-maman échange quelques propos. Puis, prenant congé, elle lui dit : «Au revoir, Nelly !» Là, Enzo dresse l’oreille, nous regarde et dit à Grand-maman : «Nelly ? Mais… C’est Nelly ?» Jusqu’à ce que Grand-maman saisisse la confusion et lui précise : «Oui,elle s’appelle Nelly. Mais ce n’est pas la petite fille de Loveresse.»
Passant précisément près de Loveresse avec ses parents, Enzo ne put s’empêcher de leur rappeler les histoires que Grand-maman lui racontait en Corse au sujet de ses séjours à Loveresse quand elle était petite fille. Il crut même reconnaître l’arbre derrière lequel elle s’était cachée !
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Courriels ou SMS permettent parfois de signaler sur le vif et donc de retenir des scènes ou événements importants et peuvent ainsi contribuer à ce blog. Voici deux cas récents concernant Enzo :
Pauline : Palme d’or du bon mot ce soir ! Enzo a voulu que je lui raconte quand il est venu au monde. Je lui raconte donc tout et lui dis qu’après on est retourné dans la chambre d’hôpital et que plein de gens qu’on aime nous attendaient. Je lui énumère les noms et il me dit : «Mais t’oublies Quentin !» «Non, il n’était pas né.» «Mais il était où ?» «Même pas encore dans le ventre d’Aurélie.» «Oui, mais où ?» Il me laisse sans voix, et continue : «Ah ben je sais, il était encore au magasin !!» (S’en sont suivies des explications : amour… petites graines… etc !!!)
Moi : Voilà la société de consommation : Tout ce qui est nouveau vient du magasin ! 🙂 Jolie réflexion à part ça. Il s’en passe dans des choses dans sa tête.
Pauline : Hihi ! Étonnant qu’il ne m’ait pas demandé combien il coûtait. Cela montre néanmoins qu’il était temps qu’il reçoive de vraies explications à ce sujet !
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Cet après-midi, Enzo jouait dehors. J’étais sur le canapé un peu fatiguée. Le voici qui arrive et se pointe près de mon visage, fier comme un coq, tenant dans chaque main… deux souris crevées, à moitié mangées ! Il s’exclame : «Regarde Maman, comme elles sont mignonnes !» Et moi qui pousse un cri d’horreur, lui dit qu’elles sont mortes. Il a pleuré un bon moment me disant en sanglots qu’il les aimait tellement ! On a dû les enterrer dans le jardin !
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Lundi dernier, au moment de rentrer chez elle, Laura, la fatigue de la journée aidant, éclate en sanglots. Elle voudrait absolument rester. Toute à sa tristesse, elle invoque n’importe quels prétextes, mêmes les plus incohérents, et n’en démord pas : elle ne veut pas rentrer.
Finalement, mais non sans peine ni sans patience, Grand-maman parvient à la convaincre, moyennant la promesse qu’elle lui téléphonerait plus tard dans la soirée.
Au moment du téléphone, Laura est ravie et se montre intarissable. Elle parle, parle, raconte, annonce qu’elle viendra bientôt en vacances, promet des invitations, confie des secrets, bref elle semble ne plus vouloir s’arrêter. Cherchant un prétexte, Grand-maman lui dit qu’elle va devoir aller souper puis même qu’elle doit aller aux toilettes.
Imperturbable, Laura lui dit : «Eh bien, vas-y vite, dépêche-toi. J’attends, j’ai encore plein de choses à te dire !»
Moi je dis : ça promet pour l’adolescence. Gare aux factures de portables !
Je ris toute seule en lisant tout cela! Ils n’en loupent pas une ces trois loustics! Et ça ne risque pas de s’améliorer avec l’arrivée du numéro 4!
C’est sûr que depuis quelques temps, Laura ne peut plus s’arrêter de parler lorsqu’elle est au téléphone ! Une vraie nana ! Ça promet pour les années à venir !