Le temps passe, les saisons défilent ; nous on vieillit, les petits-enfants grandissent ; les plus grands franchissent des étapes de leur parcours scolaires, les plus petits progressent.
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Céleste reste plus petite, plus légère, plus agile que son frère. Pour nous, c’est d’ailleurs une sensation toute nouvelle que de porter un petit-enfant si léger et gracile. Cela nous frappe chaque fois que nous la prenons dans nos bras, surtout si nous venons de porter son frère auparavant. Pourtant, comparée à d’autres filles de son âge, elle n’est pas petite, mais au contraire dans la bonne moyenne. N’empêche qu’elle est également souple, agile et rapide dans tous ses mouvements.
Mais surtout : Céleste clairement progresse dans le domaine du (pré-) langage. Dès cet été, les sons et bruits qu’elle émet sont devenus plus variés, plus différenciés et semblaient peu à peu s’associer à des moments, des gestes, des actes ponctuels. Or voilà que ces dix ou quinze derniers jours, elle commence incontestablement à parler vraiment, c’est-à-dire à utiliser quelques mots en situation. Voici ceux qu’elle a émis en notre présence :
- Ten (tiens) – C’est le premier que nous avons pu identifier comme mot vraiment utilisé en situation. Elle l’emploie quand elle tend la main, autant pour demander que pour donner quelque chose.
- Pa – (Grand-) papa – puis, deux jours plus tard,
- Ma – (Grand-) maman – qui sont répétés une ou plusieurs fois quand elle s’adresse à ses parents ou à nous.
- ien (chien) – Elles les repère quand elle en voit dehors, par exemple en promenade, ou simplement quand elle en entend. Si on relève le mot et le répète, elle tente d’imiter les aboiements d’un chien.
- peu (il pleut) – Jeudi dernier, alors que dans mes bras elle regardait dehors, je lui fait remarquer le mouvement des branches des arbres sous l’effet du vent puis les gouttes de pluie qui tombent. Elle regarde, regarde et, pensive, regarde encore. Puis soudain elle dit « peu ! ». Surpris, je la regarde et répète : »Tu vois, il pleut. » À son tour elle répète : « peu« .
Bien entendu, dans le même temps elle utilise le langage non-verbal : Par exemple, elle sait et fait souvent spontanément « adieu » avec la main et elle s’essaie à faire des bisous. Parfois elle tente même maladroitement de faire des petites caresses à son frère.
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Parallèlement, on voit émerger peu à peu un Malo nouveau. Certes, son vocabulaire n’est encore que réduit au minimum : « Là, là » en tendant le bras vers, pêle-mêle, ce qu’il voit (en particulier la fenêtre derrière laquelle il repère ma voiture bleue), ce qu’il veut montrer (de préférence les balançoires à l’extérieur), ce qu’il désire (par exemple son biberon quand il a soif) et ça s’arrête là. Ajoutons qu’il fait depuis peu facilement et spontanément « adieu » avec la main quand on ou il part.
Pourtant observez-le bien dans les plus récents films et photos. Incontestablement il s’enhardit et prend confiance en ses moyens, il veut explorer et regarder, essayer et tenter. Il marche, court saute, grimpe, escalade et même prend des risques. Quand il est chez nous, il maîtrise les escaliers aussi bien à la montée qu’à la descente. En balade, les petits murets l’attirent. Pas de doute, il change.
Un jour, il disparaît à l’étage et finit par se manifester… quand il réalise qu’il ne sait pas trop comment redescendre du lit à étages.
Sur la balançoire, un seul souci : il faut que ça aille assez vite !
Haute, la tour à l’arrière-plan ? Pas de quoi impressionner le nouveau Malo : Il y est bel et bien monté tout seul.
Pas étonnant, dès lors, qu’il prenne goût à la bobby car et se débrouille fort bien avec.
Malo_bobbycar from JFrC on Vimeo.