«T’es d’accord, on va faire une prodanne ?» Variantes : «J’ai une idée : On pourrait aller… » ou «On y va ? On va où ?»
C’est souvent ainsi qu’Enzo le mercredi et le jeudi matin manifeste son intérêt pour la quasi-traditionnelle «prodanne» du jour. Car son intérêt pour ces sorties ne faiblit pas, même si, au gré des jours, de l’humeur et des circonstances, certaines destinations ont ou n’ont pas la cote. Aller en train reste une valeur sûre ; en revanche depuis quelques temps prendre les tunnels suscite plutôt la moue. Mais actuellement, la météo de ce premier semestre 2011 aidant, aller à la place de jeux fait un tabac.
Ce matin du mercredi 25 mai, ayant embarqué l’équipement nécessaire dans la voiture jusque Sur-les-Côtes, nous allons faire un tour à vélo du côté du Cras d’Airmont (ou Cras d’Hermont, l’orthographe varie même dans les documents officiels, NdR).
Hélas même «Bison futé» ne saurait nous prévenir des aléas du trafic agricole sur les chemins choisis et certains gros tracteurs et leurs appendices (c’est la période où les paysans font les foins) nous contraignent à leur laisser le passage.
Une grande descente – l’occasion d’apprendre à Enzo à freiner prudemment avec le seul frein agissant sur sa roue avant pour lui éviter la chute cul-pardessus-tête -, un passage sans arrêt devant la place de jeux – c’était à l’origine notre destination, mais soudain l’envie de retrouver Grand-maman est la plus forte – et voilà notre tour du jour bouclé.
Et tout de suite, la main à la pâte :
Facile de comprendre que par la suite Enzo a fait une bonne sieste. Après deux bonnes heures de repos j’ai jugé opportun d’aller le réveiller… tout en douceur, bien sûr.
Faute d’avoir le temps d’aller visiter le préhisto-parc, nous décidons d’aller finir l’après-midi au parc à bisons à Boncourt.
Beaucoup de petits bisons suivent leur mère, une vingtaine d’entre eux étant nés ce printemps. Hélas ils ne sont guère décidés à se rapprocher de nous. Néanmoins Enzo est ravi de voir tous ces frères de Tatonka (seuls les téléspectateurs fidèles à Tiji peuvent comprendre) «pour de vrai».
Finalement c’est à la minute près que nous serons de retour à Courgenay pour l’arrivée de Pauline qui, toute contente, vient récupérer son petit chéri.