C’était il y a 40 ans : la naissance de Jérôme.
Pour ce samedi 22 juin, Jérôme a organisé une grande fête et invité beaucoup de monde, famille et amis, pour célébrer ses 40 ans. Cela se passe avec la complicité d’Alain Adatte dans la cafétéria du Collège Thurmann à Porrentruy. L’endroit est connu de la famille et a déjà fait ses preuves par le passé en d’analogues circonstances. Le repas est excellent, préparé et servi dans les meilleures conditions. Le lieu et le cadre se prêtent au mieux à des rencontres familiales avec de nombreux d’enfants. Jérôme avait commandé le repas, prévu les boissons, amené plein de jeux pour les enfants. Aurélie et Pauline ont décoré la salle et les tables avec la complicité de Grand-maman qui en a également imaginé et réalisé plusieurs éléments. La météo s’est mise sur son 31, Philippe a servi et pris en charge le fonctionnement du lave-vaisselle et plusieurs participants ont collaboré aux rangements et à la remise en état des lieux. Bref, tout a contribué à ce que la fête soit belle et la journée mémorable, pour le plus grand bonheur des invités.
Laura et Quentin ne manqueront certainement pas de raconter cette belle journée sur leurs blogs respectifs. Ils ont eu en effet énormément de plaisir à jouer en ces lieux avec tous les enfants invités qui avaient pratiquement tous à peu près leur âge.
Ce jour-là, allez savoir pourquoi, Robin a jeté son dévolu sur moi. Il me fait fête. Dès son arrivée, ne me laissant qu’à peine le temps de saluer ses parents et son frère Enzo, il se précipite vers moi, me tend les bras et me dit : « Pa…pa…pa » puis une de ces tirades dont il a le secret, faites de « ma…ma…ma« , de « na…na…na« , de « no…no…no » ou encore de « encor…encor… » et accompagné de forces gestes et de bras tendus. Il s’agrippe à mes jambes et me fait bien comprendre qu’il veut que je le prenne dans mes bras et le porte.
C’est ainsi que je me trouve à peine plus tard en train de me promener avec lui le long de la piste de tartan sur laquelle il prend plaisir à courir. D’autres enfants y jouent et il veut lui aussi l’explorer. Il court, s’arrête, m’attend, repart. Il s’arrête, ramasse quelque chose parterre, cueille une fleur, repart. Il s’arrête regarde autour de lui, observe, découvre les lieux. Tout cela sans cesser de papoter, de s’extasier, de s’exclamer.
Au moment de l’apéro, il veut venir sur mes genoux. Après dîner, il revient me chercher pour une petite balade. Pendant qu’il fait sa sieste dans son pousse-pousse, je joue au « Uno » avec Enzo, puis avec Enzo, Huguette et David. Mais à peine est-il réveillé, Robin revient vers moi pour que je le prenne dans mes bras et m’occupe de lui.
Nous passons un bon moment dans l’après-midi assis les deux sur une natte dans l’herbe à regarder le ciel, les nuages, les branches des arbres que la bise fait bouger. À écouter les bruits : une moto qui passe, des voitures sur la route voisine, des oiseaux dans les arbres. Et surtout, par-dessus tout, les avions qui passent dans le ciel. Il a de véritables yeux de lynx pour les repérer et les signale à grands cris « ma…ma…ma » « encor…encor…« . Si je lui rappelle qu’il y a peu, nous étions dans un tel avion et volions au-dessus des nuages, un large sourire se dessine sur son visage.
Je ne sais pas si c’est le grand nombre de personnes présentes qui l’a impressionné ou si le fait de voir son frère et ses cousins tout occupés à leurs jeux avec les copains et ses parents tout à la joie de rencontrer les nombreux invités l’a déboussolé, toujours est-il que clairement, ce jour-là, il tenait à ma présence. Alors je n’ai peut-être pas autant profité des invités que j’aurais pu, ni tellement participé aux jeux, mais ces heures passées avec Robin auront été autant d’heures de pur bonheur.