L’exposition itinérante sur le Titanic est de passage à Genève. Vincent, peut-être parce qu’il se souvenait d’un exercice réalisé lors d’une leçon d’informatique (Qui était son prof, déjà ?) portant sur les statistiques du naufrage de ce bateau, souhaitait vivement la voir. Nous avons donc décidé d’y aller en train en voiture (plus facile avec l’équipement nécessaire pour les jumeaux) et fixé une date. Cette date, c’était hier.
Mais tout a commencé déjà vendredi. Laura et Quentin, qui passaient l’après-midi chez nous, se sont montrés enthousiastes à l’idée de nous accompagner ; ni Enzo, ni Robin n’allaient s’en plaindre, bien au contraire. De fil en aiguille, une chose en amenant une autre, il fut décidé que tous passeraient la nuit précédant ce voyage chez nous.
Ce qui permit aux cousins de passer une soirée tous ensemble à s’amuser et à bricoler :
Comme il fallait s’y attendre, au moment de se coucher, Robin préféra rentrer dormir chez lui. Les trois autres se retrouvèrent donc tous dans la même chambre pour une nuit bien entendu trop courte qui allait durer jusque vers 6h30 (Laura) ou 8h (Quentin). (M’enfin, voyons ; le plaisir, c’est de se retrouver pour s’amuser et passer du temps ensemble, pas pour dormir !)
Samedi, en fin de matinée, nous voilà partis avec Pauline et Vincent et leurs jumeaux, avec deux voitures et des petits-enfants répartis entre les deux selon des configurations stratégiques dûment négociées et variables selon les tronçons parcourus.
En fonction de notre itinéraire, de l’heure et des contraintes liées aux repas à assurer pour tout ce petit monde, jumeaux compris, nous décidons de nous arrêter au restoroute de Bavois… dont la table jeux va être immédiatement prise d’assaut.
Et puis, il faut changer les couches des jumeaux. Ce que Laura ne voudrait manquer sous aucun prétexte. Elle tient à mettre la main à la pâte (!).
Hélas, pour cette journée, la météo ne se range pas dans notre camp. Alors qu’on aurait pu espérer passer un après-midi sur les quais au bord du lac à goûter quelques rayons de soleil, c’est bien plutôt un brouillard épais, gris, froid et saisissant qui nous accueille sur le plateau dès le Val-de-Ruz et jusqu’au bout du Léman. Arrivés à Genève, nous nous sommes donc rabattus sur le centre commercial de Balexert pour y passer les quelques quarts d’heures disponibles avant l’heure choisie pour la visite de Palexpo. Ce qui accessoirement nous a permis de goûter aux joies de la vie bruyante et trépidante ainsi que de la circulation dense et nerveuse d’un samedi après-midi dans une grande ville !
L’animation par les carrousels aidant, les enfants ne s’en sont manifestement pas plaints !
Puis, en fin de journée, nous allons à Palexpo pour visiter l’exposition tant attendue.
Voici donc quelques photos disponibles ou publiées par le site officiel de l’exposition ici. Il y a des reconstitutions :
Des objets trouvés sur l’épave et ramenés à la surface :
De la documentation et des photos d’époque :
Chaque visiteur reçoit un audio-guide fournissant moults explications et informations tout au long du circuit. Les enfants en ont un aussi et suivent leurs propres rubriques… ce qui les passionne et entretient leur intérêt.
Chacun reçoit également une carte d’embarquement qui lui attribue l’identité d’un(e) des passagères/ers de ce voyage. À la sortie, l’affichage de tous les noms permet à chacun de vérifier si son personnage a ou non survécu au naufrage.
(Cliquer sur les images pour les agrandir !)
Il y a même le studio où l’on peut se faire prendre en photo automatiquement dans un décor fortement inspiré d’une scène mythique du film de James Cameron (en anglais). La photo est ensuite envoyée automatiquement par courriel au destinataire choisi.
Lorsque deux bonnes heures plus tard, nous sortons de l’exposition, nous sommes parmi les tous derniers à le faire. Les enfants sont ravis de ce qu’ils ont vu (Tu sais, y avait même un vrai morceau d’iceberg, un grand, haut comme ça ; on a pu le toucher, c’était très froid; oui et c’était dur comme de la pierre ; il fondait, y avait de l’eau en-dessous et Robin a glissé, il a mis le pied dans l’eau…) et ont appris et retenu plein de choses sur cette histoire qui les captivés.
Le retour se fait sans histoire, de nuit et dans le brouillard (jusqu’au tunnel de la Vue-des-Aples). Après un arrêt pour le souper au même restoroute de Bavois, la fatigue finit par être la plus forte : Les six petits-enfants finiront le trajet dans les bras de Morphée.
Cette journée dédiée au Titanic se sera déroulée sans naufrage… sauf peut-être pour les finances de Pauline et Vincent, très brièvement mais brutalement éclairés sur les routes neuchâteloises. Mais cela est une autre histoire, il n’y a pas eu mort d’hommes.