L’expression « être chargé pour Soleure » ou plus simplement « être sur Soleure » est courante en Suisse et décrit un état d’ébriété, voire d’ivresse qui aurait ses origines dans le transport des vins du Landeron (p.ex.) à Soleure sur l’Aar. Durant le trajet, les bateliers se servaient souvent de leur charge, arrivant ainsi à Soleure dans un état plus ou moins alcoolisé.
Comme nous allions garder les enfants de Pauline ce vendredi-là, nous avons pensé que ce serait l’occasion de profiter des vacances pour faire une sortie. Après quelques hésitations et plusieurs recherches de Grand-maman, notre choix s’est porté sur Soleure. Le voyage en train serait attrayant sans être trop long, la destination ne manquerait pas d’attrait. D’où l’idée de prévoir encore une surprise supplémentaire (voir plus bas)
Laura et Quentin ont en effet bondi sur l’occasion qui leur était donnée de nous accompagner. Et voilà une sizaine de cousins heureux à l’idée de vivre ensemble une aventure. (Aventure, en effet : il suffit, pour s’en convaincre, de consulter les horaires et de calculer les temps disponibles – 3 min max. à chaque fois – pour les correspondances et changements de quai à Delémont et à Moutier !)
Nous voici arrivés à bon port – ou plus exactement à bonne gare. Nous allons partir à la découverte de la vieille ville au centre de Soleure. Mais dans un premier temps, il y a un trop-plein d’énergie et d’excitation accumulées pendant le voyage qui doit se défouler. Pour cela, près de l’entrée de la ville, sur la rive gauche de l’Aar, une place de jeux tombe à pic. Nous allons donc (devoir) y stationner un (bon) moment.
En vieille ville, nous nous concentrons avant tout sur la cathédrale St-Ours et St-Victor et essayons d’expliquer à nos petits-enfants le lien particulier de Soleure et sa région avec le nombre qui revient partout, le onze.

La Place centrale devant la caathédrale 
Trois fois onze marche à monter 
Porte principale ; façade de 3 fois 11 m de haut. 
Le choeur principal avec l’un des 11 autels 
Le buffet d’orgues ( n fois 11 tuyaux) 
La crèche
Déambuler dans la vieille ville nous permet d’en apprécier l’allure générale, l’ambiance, les différentes constructions, bâtiments ou fontaines, et même la variété des commerces. (cela ne manque pas de susciter l’intérêt et la curiosité des unes et des autres !)
Il faut bien reconnaître que visiter une ville avec nos petits-enfants impose à chacun des contraintes : il n’est pas possible de susciter ou alors de contenter le même intérêt de chacun(e) pour chaque lieu tel qu’il le mériterait. Il faut donc choisir et par conséquent renoncer à y regarder de plus près ou à trop insister.
Mais le temps passe et nous avons encore une voyage de retour à faire. Celui-ci ne peut pas démarrer sans que nous ayons pris un bon goûter quelque part bien au chaud ! Ce sera chose faite, mais sans qu’il soit possible de prendre le temps de faire des photos, hélas !
Comme nous sommes près de la gare de Soleure-Ouest de la ligne Soleure – Moutier, c’est là que nous reprenons le train pour rentrer. Et c’est parti pour affronter les mêmes délais courts pour changer de train à chaque étape !

Il y a de la fatigue… 
…des écrans et des souvenirs 
…et l’envie de dessiner. 
Nous sommes sur le chemin du retour
Ravis de leur sortie, heureux de l’avoir vécue ensemble, nos petits-enfants sont rentrés assez fatigués (eux-aussi) et avec plein de choses à raconter à leurs parents. Quant à nous, nous avons en outre relevé avec plaisir que Quentin et Robin s’entendent comme larrons en foire et font la paire quand ils partagent leurs « délires fortnitesques » tout au long du parcours, que Laura s’est beaucoup occupée de Céleste (qui en était ravie) et que Enzo s’est montré aussi prévenant auprès d’un aveugle cherchant à entrer dans le train que responsable et attentif aux plus petits lors des moments épineux des changements de quais et de trains.

























Ce fut une magnifique journée! Quel bonheur de pouvoir partir avec les six petits-enfants même si nous rentrons à la maison bien fatigués!