Les Canadiens de Montréal

Les Canadiens de Montréal ne jouent pas à Courgenay, ni même à la patinoire de Porrentruy. Mais il n’y manque pas de supporters de ce club prestigieux qui en rêvent. Quoi de plus naturel, dans un tel cas, que de chercher à transmettre la passion du hockey à ses enfants et ce dès le plus jeune âge ?

Moi, quand je sera grand, je ferai du hockey !

Et je m'y met dès maintenant : Enzo à la rescousse.

Initiation avec son entraîneur personnel.

Bon, il est vrai que la glace est plutôt glissante !

Voilà quelques dimanches déjà qu’Enzo fait ses premiers pas sur la glace. Parfois la canne de hockey semble être un auxiliaire précieux, mais en même temps il met déjà à profit l’entraînement reçu «au sec» pour manier le puck. En tout cas il y prend visiblement plaisir !

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Talons et jouets de Jésus

En Ajoie, le lundi de la Saint-Martin est un jour de congé. Mais cela n’est pas le cas dans le canton de Vaud… au grand dam d’Aurélie qui se doit donc d’aller à Lausanne pour sa formation comme si de rien n’était. Du coup Laura et Quentin viennent passer la journée chez nous.

C’est ainsi que Quentin fait une découverte avec laquelle il va s’en donner à cœur joie. Voyez plutôt :

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Laura, bizarrement, ne réagit pas à l’emprunt de ses souliers. C’est que de son côté, elle a demandé à Grand-maman et obtenu de pouvoir utiliser les «jouets de Jésus» (sic).

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Après son intermède «à talon», Quentin retrouve son rythme de jeu habituel : Quelques petites voitures (c’est tout de même ce qu’il préfère comme jouet et ce qu’il choisit en priorité) et le voilà occupé pour un bon moment dans son coin, tranquille.

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Enzo grandit

Enzo grandit : Ces dernières semaines, clairement, dans plusieurs domaines, il a évolué, fait des progrès. Essayons de préciser et d’étayer cette affirmation.

  • il est propre durant la journée

Le 12 octobre nous partons en vacances pour quelques jours. Enzo arrive avec sa maman pour nous conduire à la gare. Tout de suite il nous dit : «Grand-papa ! A piu pam’pess, moi, est un gaçon aint’nant. Egade dans mon craining.» Et il baisse pantalon et caleçon pour bien montrer qu’il n’a plus de couche. Il paraît que la promesse d’une belle récompense le motive pour essayer d’être propre. C’est soudain et ce la se passe plutôt bien.

Quelques jours plus tard, il est chez nous assis sur le canapé. Soudain il se tourne vers moi et me demande :

–  A plus de pam’pess moi, hein dit ?
–  Non, bien sûr ; tu as besoin de faire pipi ?
–  A déjà fait une petite goutte ; mais c’est pas grave.

… Ouf, il était temps d’intervenir. D’ailleurs aux dires de sa maman, les accidents sont bien rares et généralement à portée limitée. Il aurait plus de peine à ne pas commettre d’impair quand il cherche à vider le pot lui-même dans les toilettes.

La nuit, je garde mes Pampers. D'ailleurs le matin je suis souvent très mouillé et je dois passer sous la douche.

  • il veut s’habiller tout seul

Moi est grand…

…veut faire tout seul. Moi peux faire tout seul.

  • sa chambre s’adapte et il s’adapte à son nouvel environnement

Nouveauté : un grand lit, et en hauteur, s'il vous plaît !

J'y dors sous le tunnel avec tous mes Kikis, mes peluches et mes doudous.

À la tête du lit je peux avoir quelques livres ou jouets.

Une échelle pour monter, un toboggan pour descendre,

et un petit refuge dessous.

Du coup, la chambre a eu droit à une nouvelle déco et un nouvel aménagement.

Juste à côté, le château-fort construit par ma maman.

Elle a bien fait ça, vous ne trouvez pas ?

Et maintenant, debout sur ma table à langer, je ne me tape plus la tête au plafond !

(Grand-papa non plus, d’ailleurs et cela le réjouit beaucoup.)

  • progrès et activités physiques

Après avoir beaucoup profité de sa draisienne tout l’été, il s’est mis à circuler sur son vélo à deux roues comme un champion (sans dopage).  Parfois il a un peu besoin d’aide au démarrage, mais après, tout va bien (et parfois trop vite !)

Depuis peu, ses parents l’emmènent à la patinoire pour qu’il puisse se familiariser avec la glace et apprendre à patiner.

Maintenant au repos, jusqu'à la prochaine saison.

C'est quand l'âge pour entrer aux moskitos ?

Voici mon casque.

Le sport semble lui donner faim :  Un dimanche, après la patinoire Pauline, Vincent et Enzo sont allés dîner au MacDo. En sortant de là, Enzo demande à ses parents : «Va dîner à la maison, maint’nant ?»

  • il est observateur et éveillé

En voiture sur la route, il sait indiquer correctement l’itinéraire pour rentrer chez lui, aller chez Laura, Quentin et famille, pour aller aux Scoubidous ou à la gare. Il reconnaît les villages qu’il traverse souvent comme Cornol (l’école de Grand-maman Acaire) ou Alle (allé avec Maman, la voisine et le petit Lucas). D’ailleurs le mercrredi et le jeudi, il n’est guère question de venir directement chez Grand-mamn. Il faut d’abord aller se promener. Dès qu’il est installé dans la voiture il dit immuablement :
–  On va faire une prodanne  ? (promenade)
Et il exprime son choix du jour. Ces derniers temps, il aime aller à St-Ursanne…

Un matin, au village, on revient de la pharmacie en passant par la gare. Enzo se manifeste : «Oui, ça m’intéresse de passer par la gare. On y verra peut-être des crains.»

Il sait comprendre, se faire complice ou même imaginer des blagues (C’est une blague, ça, hein dit ?)

Les couleurs changeantes des arbres tout au long du passage à l’automne l’ont frappé et il nous a souvent dit : As vu les belles couleurs des arbres ? Changent de couleurs les feuilles.

Moi aussi, je veux cricoter.

Grand-maman, c'est comme ça qu'on fait ?

Grand-maman va beaucoup plus vite que moi.

Lors d’un de ses récents séjours, Tonton Philippe a soupé chez Pauline. Enzo a bien profité et joué avec Tonton et son iPhone. Le lendemain lorsqu’il se réveille, Enzo me demande :

–  Est encore chez vous, Philippe ?
–  Oui.
–  Il va bien ?

Un autre jour, alors que Zébulon se manifeste de manière insistante comme lui seul sait le faire, Enzo le regarde puis fait : «Y a Zébulon qui miaou toujours.»

Un autre jour après dîner, Grand-père parle Toussaint et visite au cimetière ; il se plaint :

–  J’ai mal aux jambes, je ne peux plus marcher.
Enzo s’inquiète :
–  A dit quoi, Grand-père ?
On le lui répète. Alors Enzo, vraiment inquiet :
–  Alors pourra plus rentrer chez lui, Grand-père ?

Mardi 25 octobre. La nuit précédente, Enzo a fait une chute dans sa chambre et s’est amoché la lèvre inférieure. La blessure s’infecte et il est éprouvé. Du coup, en fin d’après-midi, Enzo est chez nous. À la sortie du travail, son papa vient le chercher.

– Viens, on rentre.
–  On va manger, à la maison ?
–  Oui, bien sûr.
–  Non, a déjà dîné avec Maman.

Sans compter qu’il venait de manger 4 petits suisses et une compote de pommes (du jardin).

Le même mardi, ayant entendu son papa parle de rentrer et alors que nous discutons encore un peu avec Vincent, Enzo, de lui-même, sans avoir été sollicité, range dans le panier tous les livres qu’il avait sorti et remet le panier en place.

  • il s’exprime toujours mieux et raconte des scènes entières

Musique :

Dans la voiture de Maman on écoute Noir Désir et à fond; dans la voiture de Papa il y a les Rollingstone
(et il chantonne, mime, bat le rythme, esquisse des mouvements de danse ou de balance et se dandine).

Gourmandise :

Hier Maman était au colloque. Alors avec Papa allés manger des crèpes; au monkey ; a mangé deux crèpes : a pris une crèpe pi au moment-là (sic) a mangé encore une crèpe aux fraises.

Saga familiale :

Quand Papa était petit ga’çon est pa’ti en vacances avec Grand-maman Annette, Grand-papa Freddy et Nathalie. Allé en Otmann (NdT : Haut’Mane, càd. Haute-Marne) chez Daniel et Huguette. A fait une balade à Outmann où y a un lac ; sont allé boire un café ; pi après appellent les vaches ; mais elles viennent pas les vaches ; alors a vu des cerises et a grimpé tout en haut pour les cueillir ; au moment là (NdT : il aime cette expression, décidément) un grand bruit : est tout le troupeau de vaches se dirige vers mon papa. A eu peur, Papa Vincent ;… rien qu’un petit peu.

(Les lecteurs peuvent préciser, compléter ou rectifier ces scènes par le biais des commentaires ! N’hésitez pas.)

  • il prend de l’autonomie et de l’assurance

Samedi de la St-Martin. On dîne avec Pauline et Enzo au restaurant de la Coop. Après le repas, Enzo va comme un grand avec une pièce que Grand-maman lui a donné, chercher et payer une glace pour son dessert. Il revient avec la monnaie, très content de lui… et de sa glace.

Ensuite on fait les courses. Je vais avec Enzo en exploration pour voir si il y a une promotion sur le jus d’orange. Ce n’est pas le cas. Je lui dis :

–  On reviendra en chercher plus tard, avec le grand caddie.

Et nous rejoignons les dames pour la suite des achats. Soudain, Enzo, qui va et vient avec son caddie et n’est pas facile à garder à l’oeil, réapparaît :

Voilà ton jus d'orange, Grand-papa !

Il est retourné seul vers le jus d’orange, a demandé – selon ses dires – a une dame de bien vouloir lui mettre dans son petit caddie du jus d’orange pour son grand-papa ! Touchant, non ?

Il grandit, Enzo ; mais il reste encore tout comme Laura et Quentin notre petit bout d’chou.

Un petit bout d'chou capable, par mimétisme, de sucer son pouce !

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Animation et Grand-père

Le moment est venu, dans ce blog, d’atteindre et de passer le cap des 50 vidéos publiées. Ce sera chose faite ci-dessous avec deux séquences  assez représentatives de jours de garde «ordinaires».

50e vidéo : Le jour de la reprise après les vacances d’automne, nous sommes allés faire des courses au centre commercial de Bassecourt et avons profité de casser la croûte sur place.

Centre_commercial from JFrC on Vimeo.

51e vidéo : Dix jours plus tard Laura et Quentin restaient un peu plus longtemps chez nous qu’à l’accoutumée et se retrouvaient donc à midi pour dîner avec Enzo et le Grand-père.

Avec_grandpère from JFrC on Vimeo.

Avez-vous bien observé l’apport de chacun à l’animation générale de cette scène tournée juste après le repas ?

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Habitudes et répétitions

Semaine après semaine, mois après mois et même année après année, il y a avec nos petits-enfants des scènes qui se répètent, des habitudes qui s’installent et des comportement ou attitudes qui réapparaissent. Elles amusent, intéressent, attirent notre attention, frappent nos esprits, mais à bien y regarder, elles ne sont ni inédites ni originales. Les photos et même au besoins les albums viennent le confirmer si nos mémoires tendaient à se relâcher.

Voici quelques exemples :

Déguisés en clowns grâce au cadeau de Bernadette, notre voisine.

Maquillée et habillée avec des tenues de grande personne.

La tarte aux pommes, j'adore. Je n'en laisse qu'à peine quelques miettes.

Les sorties en voiture…

…et leurs joies annexes.

Quentin à son tour veut s'installer au volant.

Le samedi à midi au restaurant de la Coop pour dîner.

Vers la fin de la journée, la fatigue se fait sentir…

Vive alors la TV pour distraire !

Laura danse.

Un rien l'habille, non ? (Ou la déshabille…)

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Les enfants de la télé

Enzo fasciné

(Vous avez bien vu ses mains ?)

Vraiment fasciné…

Fasciné… et peut-être un peu inquiet…

Protégé… et encore fasciné !

Vraiment fasciné (bis) !

Mais que se passe-t-il ?

Fascinés à trois…

Autre lieu, même fascination…

Décidément !

La convergence des regards et la lecture d’anciens articles du blog (par exemple certains passages de celui-ci, de celui-là ou encore de celui-ci) vous l’auront révélé : Nos petits-enfants adorent regarder (au moins un peu) la télévision.

Fatigué, mais encore fasciné…

Pour Laura, il y a un certain temps que cela dure ; Quentin commence également à s’y mettre : il réclame parfois «lé lé !». Mais ces derniers temps, c’est surtout Enzo qui se met à devenir un téléphile. Ainsi chez nous c’est le DVD «les histoires du Père Castor» avec notamment «les trois petits cochons» (Il le regarderait en boucle) ou la chaîne Tiji qui ont la cote. Chez lui il ne manque pas, le soir avant d’aller se coucher, la séquence des «télétubbies».

Voici donc un nouveau doudou, grâce aux doigts de fée de Grand'maman.

Car comme me l’a révélé Enzo :«E regarde souvent, moi, à la maison les tétubiis !«

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Quelques bons mots (III)

Précédents articles semblables :

(Note du rédacteur : Cette rubrique est tout à la fois l’une des plus appréciées par les lecteurs (les commentaires en témoignent), des plus amusantes et intéressantes à lire et relire, mais aussi la plus difficile voire ingrate à écrire. Il y aurait tant de mots à retenir et à publier. Mais encore faut-il pouvoir s’en souvenir ou en prendre note et ensuite les restituer de manière claire, compréhensible et fidèle. L’indulgence est donc requise de la part des lecteurs !)

Enzo :

Quand nous partons en balade le (mercredi ou jeudi) matin, Enzo est très disert. Une fois que je ne comprends pas bien ce qu’il dit et lui demande de répéter :

Je dis rien, je parle à moi.

En ces jours d’automne il fait souvent encore frais au moment où nous sortons de la maison. Bonnet ou pas bonnet, là est la question.

Fait pas froid dans l’auto, peux enlever le bonnet. Quand va dehors, fait froid, alors metter le bonnet.

Laura :

Nous sommes chez Pauline et Vincent. Les cousins jouent dehors près de la caisse à sable. Laura reste à part. Elle saisit un petit balai et se met à balayer la terrasse. Elle me dit :

Je suis vexée ; je ne joue plus avec eux.

Impossible de savoir pourquoi. Puis elle reprend son balayage :

– J’aime pas que c’est sale, là.

Sur les dalles il y a effectivement du sable renversé qu’elle évacue à grands coups de balai.

Enzo :

Un jour à table, le Grand-père lui dit pour rire : C’est toi, Quentin ?

Non, c’est Enzo. Quentin c’est l’autre, avec Laura.

Plus tard, regardant le livre «Où est Charlie ?» il repère et montre une scène cocasse et dit :

C’est pas croyable !

Il a eu sa phase ou il ajoutait à tout propos : …en fait… Maintenant il va plutôt répéter à tout bout de champ :

C’est pas croyable ! ou encore : Oh non, c’est lune (pour dire : c’est nul.)

Et ce qui me fais toujours bien rire :

Veux te montrer un cruc. (Dans montrer, il dit bien tr, mais dans truc ou train, c’est cr. Bizarre, non ?!)

Enzo moncre un cruc sur l'alaphone.

Laura :

Tu sais, maintenant, moi j’aime Spiderman.

Pourquoi pas, on connaît Laura comme férue de TV.

C’est rigolo, hein, qu’une fille aime Spideman ?

– Tu l’as vu à la télé ?

Non.

– Qui t’en a parlé ?

Personne, j’l’ai inventé toute seule.

Tiens, tiens…

Enzo :

Grand-maman raconte que Laura déclare vouloir beaucoup d’enfants avec Enzo. Pauline interroge alors Enzo sur son accord pour être le papa des enfants de Laura.  Il répond : Non.

Arrive Laura qui n’a pas tout entendu. Elle veut savoir ce qu’on raconte d’elle. Grand-maman la renseigne et dit qu’Enzo trouvait qu’il était encore petit et qu’il devrait encore réfléchir.

Non, a pas dit ça ! proteste Enzo. A dit non.

Laura :

Dans le train en allant à Berne, Laura parle de son futur métier. Ses idées se bousculent un peu dans sa tête :

– Tu sais, Grand-papa, quand je serai grande, je veux travailler, je veux faire un métier. Tu sais ce que c’est, mon métier préféré ?

– Dis-moi…

– Je veux faire beaucoup de métiers pour gagner beaucoup d’argent.

– Mais tu n’auras pas assez de temps pour faire plusieurs métiers à la fois.

– Mais je travaillerai aussi la nuit.

– Mon premier métier préféré, c’est avoir des enfants, mon deuxième métier préféré c’est les animaux, mon troisième métier c’est ma maison…

… et elle en cite comme ça encore plusieurs que je n’ai pas retenu.

Enzo :

Il rentre tout sale et l’annonce à sa maman en précisant :

Étais dehors et est tout sale. Mais c’est pas grave. E courais après ma balle jaune et tout à coup bam !

Dans le même registre : Il mange souvent avec les mains… même la compote de pommes – qu’il adore, d’ailleurs. Mais soudain il constate:

Oh non, c’est lune ça. Moi mange comme un petit cochon !

Pas faux.

Enzo :

Un dimanche soir avec Philippe chez Pauline et Vincent. Arrive Léonie, la marraine d’Enzo. Enzo lui dit :

Viens boire un p’tit coup.

Un matin, avant de partir de chez lui, il veut absolument jouer un peu au hockey avec moi :

Moi je joue au hockey, j’ai une vraie canne et un vrai puck. Je joue avec mon papa. Faut pas marcher sur le pa’quet pour jouer. Si puck passe la ligne du pa’quet, c’est but. Moi je suis un hockeyeur. Moi suis un jiampion (= champion, NdT)

Enzo :

Un jour, Grand-maman construit une frise pour ses élèves (image ici). Pour Enzo, qui joue au salon, marcher sur cette frise, c’est trop tentant… et obéir, c’est difficile. Il succombe et marche plusieurs fois sur la bande de papier manquant de peu de la déchirer.

Alors finalement je le mène dans la chambre :

– Quand tu auras compris qu’il ne faut pas marcher sur la frise de Grand-maman, tu pourras revenir en bas.

Déçu, il pleure un bon coup. Au bout d’un moment, il redescend :

Veux m’ecuser.

Et tout ira bien.

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Course d’automne – mercredi 6 octobre 2010

Chaque automne, Grand-maman et Grand-papa partent un jour en course avec tous leurs petits-enfants.

(Bon, d’accord, ce n’est que la deuxième fois ; mais il faut bien commencer ainsi si on veut espérer instaurer une tradition, non ?)

La météo étant favorable (nous connaissons un très bel automne), nous partons donc avec nos trois petits-enfants le mercredi 6 octobre en direction de Bienne. (Voilà qui est vite dit. Mais en réalité cela implique d’une part de prendre deux voitures pour aller à la gare de façon à ce que chacun soit installé sur un siège réglementaires et d’autre part de gérer la (brève) crise de larme de Laura qui ces temps-ci vit mal tous les départs.) Nous arrivons juste à temps pour prendre le «crain bian et bieu» (train blanc et bleu, c’est-à-dire le Regio Express) de 10 h. Sans changements jusqu’à Bienne… où nous retombons dans le brouillard.

Le voyage en train, le passage des tunnels, les cousins apprécient.

Dans le brouillard, équipés de vestes et bonnets, nous attendons le bateau.

Une fois installés dans le bateau, nous dégustons le pique-nique que nous venons d’acheter.

Un magnifique paysage automnal défile sous nos yeux.

Un bon repas se doit de finir par une glace…

… qui ne manque pas de laisser des traces !

À votre avis, qui est le/la plus ravi(e) ?

Au moment de débarquer, le soleil perce enfin le brouillard.

Nous voici arrivés au soleil sur l’île St-Pierre. Un charmant chemin pédestre qui passe tantôt dans les forêts, tantôt à l’air libre permet d’en faire le tour. Nos lascars s’en donnent à coeur joie (voyez le petit film à la fin de cet article).

On court dans les prés et cueille des fleurs.

Sur le versant Sud de l'île, vue sur les Alpes bernoises.

Extrait de la carte : le circuit parcouru fait env. 2 km de long.

En cours de route les scènes cocasses se suivent et se télescopent. Laura et Enzo sont tout à leurs jeux ; leur imagination débridée a libre cours ; ils marchent, courent sautent, ils vont, viennent, retournent, ils grimpent à droite, descendent à gauche et escaladent devant. À un moment donné, voyant qu’ils ont perdu de vue leur Grand-maman (qui va de l’avant pour faire dormir Quentin), ils puisent dans leur répertoire de bons trucs : Laura incite Enzo à ramasser des petits cailloux. «Pis tu vois, après on les sème en route et on retrouve notre chemin.» Ouais, pas sûr qu’elle ait bien saisi le mécanisme qui a sauvé deux fois le petit Poucet et ses frères ! Mais, sûre d’elle, voyant que je semble m’attarder non loin d’eux, elle me dit : «Pars, Grand-papa, on s’débrouillera bien avec nos p’tits cailloux !»

Après environ une heure et demie à ce rythme, il est bien agréable de se retrouver finalement près du débarcadère.

Quentin est bien à l'abri pour faire sa sieste.

Les héros montrent indéniablement des signes de fatigue.

Grand-papa doit venir à la rescousse

Juste encore un peu de temps pour s'ébattre près du débarcadère.

On embarque à nouveau pour quitter l’île. Cette fois la croisière, bien que courte, est très agréable sous un soleil radieux.

Cap sur La Neuveville.

À La Neuveville, il nous reste encore un peu de temps pour profiter de la place de jeux proche à la fois du port et de la gare.

Dernière étape : on attend le train qui va nous ramener directement jusqu'à Courgenay.

On ressort les livres pour s'occuper dans le train.

Ici encore, le paysage est magnifique.

En regardant un livre, Laura s'endort dans mes bras !

Et voici quelques compléments à cette journée :

Île_St-Pierre from JFrC on Vimeo.

Post scriptum : Au cours de la balade, Laura vient vers Enzo et lui dit : «Fais-moi un bisou !» «Pourquoi ?» «Mais parce que je t’aime !» C’est à ce moment que j’ai commencé à filmer.

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Petit Grand-papa à Berne

Petit, Grand-papa habitait à Berne.

Il est vrai que pour Laura (et à plus forte raison Quentin) il est pour l’instant aussi inimaginable que Grand-papa ait un jour été petit qu’il ait pu habiter à Berne. C’est ce qui est apparu clairement lors d’une excursion que nous avons fait au premier jour des vacances d’automne Jérôme, Laura, Quentin et moi  le lundi 4 octobre. (Aurélie était à Lausanne pour ses cours et Grand-maman était retenue par des rendez-vous chez le médecin et le dentiste).

Ce jour-là, nous sommes partis en train…

Le petit coin salon au 2e étage dans la rame Bienne-Berne.

…nous sommes allés manger au restaurant d’un grand-magasin proche de la gare…

Quentin observe attentivement sa grande soeur,

puis il s'y met à son tour.

Difficile de trouver le temps de manger quand il y a tant de choses à faire !

…puis le trolleybus nous a conduit à la fosse aux ours.

L'ancienne fosse aux ours.

Le nouvel enclos qui a remplacé la fosse…

…et l'un de ses occupants.

Barrière, longs escaliers et balustrades auront au moins autant intéressé Quentin que les ours qui eux ont eu la sotte envie de toujours se promener dans leur enclos à l’opposé de l’endroit où nous étions. Mais Laura les a tout de même admiré avec curiosité.

La vieille ville de Berne et sa cathédrale.

Nous avons ensuite remonté à pied le long de l’Aar jusqu’au Tierpark.

L'extrémité de la boucle de l'Aar qui abrite la vielle ville.

La cathédrale et le barrage du Schwellenmätteli.

L'occasion est bonne pour les petits de se reposer un peu.

À plusieurs reprises au long de la journée je suis amenée à montrer à Laura des endroits qui m’étaient familiers : une école, le terrain de sport, la passerelle qui traverse l’Aar, les enclos des animaux, une autre école, la place de la gare. Pas sûr qu’elle ait vraiment réussi à me croire ou à m’imaginer hanter ces lieux « quand j’étais petit ».

Après la piscine du Marzili, la vue sur le Palais Fédéral.

Au cours de ces dernières dizaines d’années, le Tierpark a beaucoup changé. Mieux encore que par le passé, il offre tout ce qu’il faut pour intéresser, distraire, divertir et occuper les enfants (et pas seulement eux !)

Enclos où les petits peuvent approcher les animaux.

L'étang des flamants roses.

Les chamois dans les talus rocheux du bord de l'Aar.

Non loin de là, les bouquetins.

Le parc des sangliers.

Finalement nous réussirons même à apercevoir des bisons (logés maintenant dans la forêt) pour la plus grande joie de Laura qui dira : «J’aurais été déçue de ne pas voir les bisons, car ce sont mes animaux préférés»… avec quelques autres et parce qu’elle fait le lien avec les histoires de Yakari

Se promener ainsi parmi les animaux n'empêche pas frère et soeur de se faire des câlins.

Enfin, après quelques moments de détente et de défoulement à la place de jeux, retour vers le bus qui nous ramène vers la gare pour la dernière étape de notre excursion.

Notre balade dans la ville fédérale

Pour terminer, à la manière de «Où est Charlie ?», saurez-vous retrouver sur chacune de ces deux photos où sont Quentin, Laura et Jérôme ?

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St-Ursanne et la mer…

… de brouillard.

Quand le mercredi et le jeudi je vais chercher Enzo, il aime aller promener avant d’arriver chez Grand-maman. Ce jeudi 23 septembre il me parle de «Satarsanne», des autos de course qu’il y a vues avec son papa et de son viaduc. Nous y allons donc en passant par le Col de la Croix. Et voilà que le Clos-du-Doubs est dans le brouillard.

Enzo est très intéressé et fait le rapprochement avec les nuages que nous avons vus, traversés et survolés en allant en Corse. La descente à travers le brouillard et l’effet du soleil qui peu à peu le dissipe l’intéressent. Mais au bout du compte, c’est quand même à la gare qu’il faut aller.

Mer de brouillard sur le Clos-du-Doubs

On plonge dans cette mer…

Alors, ils viennent, ces trains ?

Voilà déjà une composition intéressante : toutes ces machines.

Il me fait remarquer que «cette locomotive est comme celle du train à vapeur de Laura». Je traduis et j’explique : Sur l’iPhone de Tonton Philippe, il a vu le film de Laura devant le train à vapeur des CJ à Glovelier. Or comme la locomotive à vapeur, cette locomotive (qui est à propulsion Diesel) n’a pas de pantographe et n’utilise pas la caténaire. C’est ce qu’il a remarqué et essayé d’exprimer.

Voilà le premier express régional qui passe sans arrêt.

Un peu plus tard le deuxième, en sens inverse.

Et voilà la rame du RER qui, elle, s'arrête.

Le viaduc vu des bords du Doubs.

En repartant de St-Ursanne, Enzo préfère toujours la route qui mont aux Rangiers, celle sur laquelle se déroule course de côte. Il faut alors que je lui fasse le «reportage» de la course au fur et à mesure de la montée et que je répète à plusieurs reprises «On fonce.» pour qu’arrivé en haut, il ait l’impression d’avoir vécu une manche de cette course !

Instants plus calmes ensuite au bord de l’étang de Cornol.

L'étang de Cornol et ses canards attirent toujours Enzo qui aime s'y balader.

Et nous voici enfin chez nous à Courgenay. Grand-maman prépare des leçons d’histoire.

Voià que Grand-maman a un petit assistant.

Voilà que les histoires qu’on lui raconte ou qu’il trouve dans ses livres, il prend plaisir à les voir à la TV :

Devant le DVD des 3 petits cochons.

Autres centres d’intérêt,nouveaux ou éprouvés :

Je retrouve mes puzzles avec plaisir !

Grand-papa, je suis allé chercher le courrier !

Voir arriver le facteur, aller le guetter au début du chemin et recevoir en main propre le courrier à ramener à la maison – voilà le nouveau plaisir qu’Enzo a découvert. Et le comble de la joie, c’est de pouvoir, avec le même facteur (ce n’est pas toujours le cas) refaire le même petit jeu chez nous !

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