Comme tous les jeudis, je vais tôt le matin à Fontenais pour garder Enzo depuis le départ de Vincent jusqu’à son réveil. Comme d’habitude, Enzo me fait fête à son réveil et dès qu’il est habillé et sur pieds, il va chercher ses chaussures et sa veste, car il sait que nous allons à Courgenay.
Aujourd’hui, il ira ensuite à Cornol avec Grand-maman pour annoncer aux collègues la naissance de Quentin.

Tiens, je peux même escalader, là…

Ensuite, je me retourne…

Là, j'y suis presque…

Ouh la, je suis haut !

Je m'demande quand c'est qu'on r'fera une balade avec ce pousse-pousse…
Et après dîner, il repart comme d’habitude avec sa maman faire la sieste à Fontenais.
Vers 15 h 30 Laura arrive avec Grand-maman.

Oh, j'ai de la terre à mes souliers et mes collants sont sales !
Constatant qu’elle s’est salie dehors, elle va «dans la douche» c’est à dire derrière les rideaux de la porte-fenêtre du salon pour se laver !
Puis elle découvre l’appareil photo que j’ai préparé, s’en saisit et me dit en faisant mine de photographier :
– Fais un p’tit sourire, Grand-papa. Je veux faire une collation (?!?)

Pour une fois, Zébulon se laisse examiner.

Ses poils sont doux et soyeux.
Nous prenons alors la route de Delémont. En passant au village, elle nous dit soudain :
– Ça c’est l’iglise, ça (= l’église).
Puis, un peu plus loin :
– C’est bien l’iglise ; c’est bien.
Enfin, à la sortie du village :
– C’est bien l’iglise ; Papa et Maman s’est marié à l’iglise !
Arrivée à la maternité, toute à la joie de revoir son petit frère, elle escalade le lit de sa maman pour aller le plus près possible.

Coucou, Quentin, c'est moi !

Oh, ces petites mains et ces longs doigts !

Grand-maman et Quentin.

J'ai vu bien du monde aujourd'hui, alors je me repose un peu.

Pendant que ces visites discutent entre elles, moi je m'essaie au maquillage…
Dans les longs couloirs du l’hôpital, l’envie du jeu reprend :
– Viens, Grand-papa, on fait une idée. Cours avec moi ! On fait une idée…
Puis, inspirée par le brillant du lino :

Ça glisse, je patine ! Regarde, je patine.
En conlusion : «C’est bien, l’hôpital !»