Dîner à l’école – mercredi 1er juin

Grand-maman, après mûre réflexion, va prendre sa retraite à la fin de l’année scolaire en cours. Elle a donc décidé pour l’occasion de convier ses collègues de l’École primaire de Cornol à dîner tous ensemble à l’école. Les conjoint-e-s et les enfants sont également invités.

Finalement, c’est une vingtaine de personnes, petits et grands, qui seront de la partie. Empruntant des plats à gauche et à droite, Grand-maman va, de longues heures durant, préparer le repas : les lasagnes surtout, mais aussi le dessert.

Ce dîner va aussi permettre à Laura de revoir deux camarades de la crèche qu’elle n’avait plus eu l’occasion de rencontrer ces dernières semaines : Mirco et Zoya.

Voilà l'objectif : Grands et petits réunis sur les bancs d'école partageant le repas.

Ce mercredi matin, je vais donc chercher Enzo chez lui. Il est déjà prêt et tout excité à la perspective de ce qui nous attend. Il part ensuite avec Grand-maman, dont la voiture est bien chargée, pour l’aider à tout mettre en place à Cornol.

Entretemps je passe à la crèche «Scoubidous» pour aller y chercher Laura qui s’absentera le temps d’être de la fête. (Tata Pauline lui confie d’ailleurs une mission : Elle doit donner trois gros bisous à Enzo : un de la part de sa Maman, un de la part de Quentin et un troisième de sa part à elle. Elle accomplira parfaitement sa mission pour la plus grande joie d’Enzo… et au désespoir du photographe qui n’a pas dégainé à temps.)

Les petites tables de la bibliothèque sont bien commodes…

…et Enzo a tout préparé, yc des serviettes «pour se moucher» !

Comme les grands mettent du temps pour manger, les plus petits exploitent les ressources du lieu :

Avant le repas c'étaient les livres de la bibliothèque, après, le dessin.

Les uns dessinent (qui a dit gribouillent ?)…

Les autres font plutôt du coloriage.

Par la suite, Laura retourne à la crèche où elle rejoint Quentin et Tata Pauline. Enzo quant à lui va faire une bonne et longue sieste avant de jouer un peu chez nous et de rentrer.

Heureux : il était allé à l’école !

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Escorte

Jeudi 26 mai. Pour la dernière fois avant son déménagement à Alle, Philippe vient passer quelques jours chez nous. L’occasion se présente ainsi de prendre le train pour aller à sa rencontre. Enzo est tout de suite séduit par cette idée et se réjouit.

Le matin même, Laura a des sentiments plus mitigés : Elle veut bien venir, mais il faudrait que Grand-maman nous accompagne. Ce qui évidemment n’est guère possible. En apprenant cela, Enzo est déçu, mais ne se résigne pas. Il insiste pour passer chez nous : «E veux dire à Laura de v’nir avec !»

Et il a raison : Il parvient rapidement à convaincre Laura de se joindre à nous. Nous voilà donc partis vers la gare.

Nous attendons le train. Chacun a son billet.

Mais la perspective de ce voyage en train, c’est trop excitant. Alors on se défoule :

Chouette piste de glisse que cette bordure d'escaliers.

On s'amuse bien… autant qu'on se salit, d'ailleurs.

Il faut les distraire autrement pour calmer le jeu :

Tandis que Laura prend soin de sa poupée, Enzo s'occupe de ranger les bagages.

Nous voilà enfin dans le Regio Express en route vers Delémont. Il fait chaud derrière les vitres, l’air dans ces rames n’est pas climatisé, mais la joie du voyage efface ces menus inconvénients.

À Delémont nous avons le temps de nous dégourdir un peu les jambes par une petite balade dans les environs de la gare.

Laura porte sa poupée, Enzo le sac. Grand-maman lui avait montré comment faire.

Nous voici revenus sur le quai à temps pour prendre le train du retour. Et là, surprise pour Laura :

Dans le train, il y a tonton Philippe ! On va voyager ensemble ! Laura est aux anges, pour la plus grande joie d’Enzo qui avait su tenir sa langue et ne pas vendre la mèche.

Ce jeudi-là, exceptionnellement, Laura dîne avec nous. Il y avait longtemps qu’elle souhaitait pouvoir faire ça. Je la reconduit chez elle en début d’après-midi juste avant qu’Enzo ne rentre avec sa maman.

 

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Enzo et bisons futés

«T’es d’accord, on va faire une prodanne ?» Variantes : «J’ai une idée : On pourrait aller… » ou «On y va ? On va où ?»

C’est souvent ainsi qu’Enzo le mercredi et le jeudi matin manifeste son intérêt pour la quasi-traditionnelle «prodanne» du jour. Car son intérêt pour ces sorties ne faiblit pas, même si, au gré des jours, de l’humeur et des circonstances, certaines destinations ont ou n’ont pas la cote. Aller en train reste une valeur sûre ; en revanche depuis quelques temps prendre les tunnels suscite plutôt la moue. Mais actuellement, la météo de ce premier semestre 2011 aidant, aller à la place de jeux fait un tabac.

Je suis prêt ; on y va ?

Ce matin du mercredi 25 mai, ayant embarqué l’équipement nécessaire dans la voiture jusque Sur-les-Côtes, nous allons faire un tour à vélo du côté du Cras d’Airmont (ou Cras d’Hermont, l’orthographe varie même dans les documents officiels, NdR).

Parfois la pente est un peu forte et il vaut mieux descendre du vélo et le pousser.

Hélas même «Bison futé» ne saurait nous prévenir des aléas du trafic agricole sur les chemins choisis et certains gros tracteurs et leurs appendices (c’est la période où les paysans font les foins) nous contraignent à leur laisser le passage.

Du point culminant de la colline, vue sur le village.

Une grande descente – l’occasion d’apprendre à Enzo à freiner prudemment avec le seul frein agissant sur sa roue avant pour lui éviter la chute cul-pardessus-tête -, un passage sans arrêt devant la place de jeux – c’était à l’origine notre destination, mais soudain l’envie de retrouver Grand-maman est la plus forte – et voilà notre tour du jour bouclé.

Nous voici de retour, c'était chouette.

Et tout de suite, la main à la pâte :

On fabrique une bonne tarte à la rhubarbe pour le dessert.

Facile de comprendre que par la suite Enzo a fait une bonne sieste. Après deux bonnes heures de repos j’ai jugé opportun d’aller le réveiller… tout en douceur, bien sûr.

Faute d’avoir le temps d’aller visiter le préhisto-parc, nous décidons d’aller finir l’après-midi au parc à bisons à Boncourt.

Beaucoup de petits bisons suivent leur mère, une vingtaine d’entre eux étant nés ce printemps. Hélas ils ne sont guère décidés à se rapprocher de nous. Néanmoins Enzo est ravi de voir tous ces frères de Tatonka (seuls les téléspectateurs fidèles à Tiji peuvent comprendre) «pour de vrai».

Le centre d'accueil est installé dans un véritable tipi.

Finalement c’est à la minute près que nous serons de retour à Courgenay pour l’arrivée de Pauline qui, toute contente, vient récupérer son petit chéri.

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Laura dans ses oeuvres

Tandis qu’invariablement le lundi et le jeudi, Quentin, sitôt débarqué, sort les voitures pour se mettre à y jouer, Laura, elle, a plus d’une corde à son arc.

Laura aime à s'installer pour dessiner.

Elle squatte souvent la petite chambre du haut, tantôt pour y jouer à la poupée, tantôt pour y «faire son travail d’école» (Note du rédacteur : Promis, juré, nous n’y sommes pour rien et n’anticipons en rien dans cette matière !)

Ce lundi 23 mai Laura manifeste de manière touchante compassion et empathie : Ayant appris par sa grand-maman que la veille j’avais fait une chute à St-Ursanne, elle tient à me consoler et à me réconforter par un présent :

Un magnifique bouquet de roses multicolores qu'elle a choisi et payé toute seule… avec la complicité distante de Grand-maman.

Il paraît que la vendeuse sait tout de l’évènement qui justifiait cette dépense !

Après dîner, Quentin et Grand-maman vont faire une sieste. Laura s’installe près de moi sur le canapé au salon avec sa poupée. Finalement elle s’endort elle-aussi.

Pas loin d'une heure et demie de sommeil bienfaisant.

Du coup, devinez ce que j’ai fait à mon tour ?

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Tours et places de jeux

Avec le Tour de Romandie et le Giro d’Italia (Tour d’Italie) la saison des grands tours cyclistes a commencé. Pas étonnant donc que nos petits-enfants, profitant d’une météo qui reste très favorable, s’adonnent avec plaisir aux joies du petit vélo – fut-il en bois –  (ou à défaut de la Bobby-car) et leurs parents aux excursions cyclistes (voir les liens respectifs). Leurs tours à eux (;-))

Mais bien entendu, le beau temps persistant (les météorologues parlent déjà de sècheresse, voire de canicule probable) favorise également les jeux en plein air de toutes sortes et l’usage intensif des places de jeux.

À la place de jeux du Cras d’Airmont :

Ce matin-là, Enzo n’ayant pas emmené sa casquette, il se fit prêter le petit chapeau que Grand-maman avait acheté en Israël. L’explication qu’il reçut à cette occasion ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd :

Place_jeux from JFrC on Vimeo.

 

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Enzo et les (mota)mots

Enzo aime regarder certaines émissions à la TV et donc parmi elles en particulier «Super-Tom et les motamots» (on en parle déjà ici). Et de fait il manifeste un réel intérêt aux mots et aux lettres. Plus peut-être qu’au dessin. Quoique. Voici en tout cas quelques récentes réalisations dans ce domaine .

Sous la dictée il écrit lettre par lettre le nom de sa maman.

Autoportrait avec son nom et… avec les boutons de varicelle !

La famille Gigon incorpore telle que vue par Enzo : Maman enceinte, Papa hockeyeur et Enzo en digne émule de son Papa.

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Le Tour des tours IV – jeudi 5 mai

Aujourd’hui, pour notre «prodanne» du jour, nous allons visiter le château de Pleujouse.

Le château de Pleujouse (la tour est au Nord, sur l'arrière)

L'accès à la tour passe par la cour intérieure du château.

Munis de la clef, nous montons vers la porte.

Les escaliers sont à l'intérieur des murs.

Au sommet de la tour.

Vue vers l'Ouest : la Baroche.

Vue vers l'Est : le village caché dans les arbres.

La cour intérieure et le restaurant.

Satisfaits et contents, on redescend.

Et voilà la sortie.

Notre promenade nous conduira encore à Damphreux – il y a des cartouches vides à ramener à Bruno – puis retour à Courgenay.

Encore une matinée bien remplie.

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Enzo et le train-train (quotidien)

Gares et trains restent un centre d’intérêts puissant pour Enzo. C’est vrai pour son train en bois :

Dès le matin, encore en pyjama…

…sur le circuit monté la veille avec son papa.

Autre lieu, autre circuit…

…même train, même jeu.

Ne s'agit-il pas là d'un beau circuit ?

Et pourtant, le voilà délaissé !

C’est vrai qu’Enzo a plutôt tendance à papillonner d’un jeu à l’autre, d’une occupation à une autre, d’un centre d’intérêt à un autre à une cadence assez élevée. Il n’est pas rare qu’il délaisse même quelque chose qui le passionnait parce que tout à coup un élément nouveau l’a frappé. C’est un vif argent.

Mais Enzo s’intéresse autant aux trains grandeur nature. Il est toujours partant pour passer quelques instants à la gare, que ce soit à Glovelier, à St-Ursanne, à Alle, à Courgenay ou à Porrentruy. Tout ce qui s’y passe l’intéresse.

Ce 11 mai, le Regio Express est assuré par de nouvelles rames.

Bientôt, elles remplaceront les NPZ «blancs et bleus».

Par extension on pourrait dire (j’avoue que c’est un peu capillotracté, mais ça m’arrange) qu’Enzo aime aussi le train-train (quotidien) dans la mesure où en ce moment il est sensible aux rites et rituels.

Un des rites les plus agréables, c'est la sieste ! Ici dans le nouveau lit à étage.

 

Voici encore quelques instants particuliers et quelques bons mots :

• Arrivant chez nous un matin, il s’explique :
– Avais préparé mes affaires mais avais pas le croit de prendre mon casque, ma balle, mes patins à roulette, ma canne pour jouer… »
Le hockey, ça se joue chez lui car là se trouve tout l’équipement nécessaire.

• Un jour que Vincent partait pour aller à son stage à l’hôpital, Enzo s’étonne :
T’as pas de moches habits (=salopette), jourd’hui ?
La même expression revient quand il parle d’Olivier le paysagiste qui venait planter des arbres :
Olivert a un grand chapeau et de moches habits.

• En route pour Genève, nous traversons les Franches-Montagnes enneigées. Soudain il se demande :
Comment on enlève la neige dans les champs?

• Il lui arrive de parler de son passé. Cela peut être en parlant de Fontenais (il a souhaité une fois ou deux aller voir son ancienne maison à l’occasion d’une prodanne). Mais cela se marque aussi par des souvenirs de langage :
Quand j’étais petit, je disais pizzane; maintenant e dis pizza.
Il enregistre et relève souvent ce qu’il remarque de l’enchaînement des saisons.
Un grand et marquant souvenir, c’est l’Autocross et/ou le  Critérium jurassien. Il rappelle et revient souvent sur les scènes qu’il y a vécu et qui l’ont frappé : Le bruit des moteurs dans les rues de St-Ursanne qui lui a fait peur. Le Burri qui les éclabousse en passant dans une flaque, le Piou qui a fait un tonneau et dont le coffre s’est ouvert, la voiture blanche qui a dérapé et foncé contre un arbre etc

• Un mardi, il passe la fin de la journée chez nous. Je lui dit :
– Ce matin, tu ne n’as pas vu, mais je suis venu te garder…
Ah! C’est pour ça que Maman a mis sa voiture à la piace de celle de Papa.
Fine mouche, il avait remarqué cela. C’est que chacune des deux voitures a sa place, c’est quasi rituel !

• Au moment d’aller se coucher pour la nuit, il convient de ne pas oublier le rituel anti-cauchemar. Il en a sa version propre :
Maurais vêve. Maurais lêve. Va-t-en ! Joli rève, joli rêve, viens dedans.

• Comme il passe une phase où ça l’ennuie parfois de dire bonjour et au-revoir, Pauline un jour insiste :
– Viens dire au-revoir et faire un bisou.
Enzo qui finit de jouer :
Pas le temps!

 

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Courses et achats

Endroit magique où nos petits-enfants adorent s’ébattre : le centre commercial.

La jardinerie du centre commercial, c'est super-top.

Même avant et pendant le repas, il y a de la place pour le jeu.

Et voilà le résultat des courses (c'est le cas de le dire !).

Parfois nos petits-enfants ont des raisons toutes particulières de s’intéresser aux courses :

Mais qu'est-ce que tu fais, Grand-papa ?

Enzo collabore efficacement au montage.

Enzo inspecte et vérifie le résultat.

Pas de doute, c'est bien le nouveau modèle de Bobby-car.

Et voici l'essai «sur route».

Cette fois, malgré la défection du tricycle, nous sommes parés et équipés pour l’été.

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Méli-mélo de printemps

Un peu de tout sur peu de choses :

Le lapin de Pâques est passé.

Découverte de l'étang de Vendlincourt au cours d'une promenade.

Un jour, alors que Grand-maman avait installé Laura pour «faire de la pâte» (Note du Traducteur : ce qui signifie installer Laura pour qu’elle joue avec de la pâte à gâteau comme avec de la pâte à modeler sous le vague prétexte initial de faire elle-même sa petite tarte) et lui avait donné quelques spaghetti crus pour faire les moustaches d’un chat (!), elle entendit Quentin rire aux éclats et de bon coeur. Que faisait-il donc ?

Il découpait les spaghettis avec des ciseaux…

…et voire gicler les petits morceaux dans tous les sens l'amusait fort !

Ces petites farces ne l’empêchent nullement d’avoir ses moments câlins :

Laura, de son côté, joue en général très tranquillement dans son coin avec ses «affaires». Elle n’est pas en peine d’imagination et il devient littéralement impossible de relever ou de retenir toutes les histoires qu’elle nous raconte ou dans lesquelles elle veut nous impliquer (voir ici).

Quelques bons mots tout de même :

• Un grande question double qu’elle doit se poser plus souvent qu’elle ne nous la pose :
Pourquoi le soir on doit aller dormir ?
Et le matin, pourquoi on doit se réveiller ?

• Samedi 15 janvier. Laura se révolte et se fâche.
C’est vrai quoi, de quel droit allions nous l’inviter à venir dîner chez nous, alors qu’elle, elle voulait aller manger des frites à la Coop.

• Lundi 17 janvier. Commentaires.
Laura a fait une sieste. C’est rare et inattendu. Or voilà que Marie-Claire en profite pour aller faire une course au village. Commentaire de Laura à son réveil :
Elle nous fait des blagues cette Grand-maman : Quand je dors elle part, … (après quelques instants de rumination) Elle est chiante cette Grand-maman (avec un sourire indulgent qui dément la brutalité du propos).

• Jeu rime avec (petits) bobos. Soit c’est elle, soit l’une de ses poupées ou de ses peluches qui s’est amochée. Constatation :
C’est zut que j’avais pas pris ma boîte à pansements.

• Nous sommes en février et en promenade aux Franches-Montagnes. Le soleil se montre généreux. Soudain, tandis que nous nous installons au restaurant pour dîner, Laura me regarde et dit, intriguée et presque inquiête :
Grand-papa, je crois que tu as un problème avec tes yeux.
– ???
Je ne les vois plus !
Elle vient de constater que les verres de mes lunettes s’obscurcissent au soleil et tardent parfois à s’éclaircir à nouveau !

• Lundi 7 mars. Nous sommes allés à La Chaux-de-Fonds pour commander des lits superposés. Laura et Quentin se sont bien amusés dans le magasin à courir et à essayer divers lits à étage. En sortant de là, soudain, Laura a faim. Grand-maman promet de s’arrêter au plus vite pour sortir le goûter du sac. Mais Laura, impatiente :
Pourquoi vous me laissez mourir de faim ?

 

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