Grandeur et décadence – 6 janvier 2010

La royauté n’est plus ce qu’elle était ! On l’acquiert facilement, sans coup férir et sans mérite. On en fait un usage discutable. On en perd les privilèges jusqu’à subir des trônes de qualité médiocres. Non, vous n’êtes ni sur «Voici» ou «Closer», ni sur «Points de vues et images du monde».

Voyez plutôt :

On convoite la couronne

On convoite la couronne

Grand-maman a confectionné un excellent gâteau des rois. Goûtons-le sans tarder !

Attention, le destin est en marche. Qui va gagner ?

Attention, le destin est en marche. Qui va gagner ?

Comment ? Les deux ont gagné !?

Comment ? Les deux ont gagné !?

Petite danse sur chaise pour laisser éclater sa joie !

Une petite «danse sur chaise» pour laisser éclater sa joie !

Encore un prétendant !

Et voilà encore un prétendant !

Retirons-nous dans notre château-fort pour défendre notre couronne.

Retirons-nous dans notre château-fort pour défendre notre couronne.

Sus à l'intrus !

Sus à l'intrus !

Les réserves dont dispose Grand-maman sont un vrai trésor (elle a d’ores et déjà trois couronnes pour l’année prochaine !). Et Grand-papa ayant très discrètement abdiqué du titre pourtant emporté à la régulière, tout le monde a pu gagner.

Plus tard, après le repas, Enzo s’installe à la petite table pour dessiner, découper ou publier ses édits royaux. Il veut bien entendu s’asseoir pour être plus à l’aise. Il y a là une sorte de trône vert sur lequel il s’installe sans hésiter… et sans trop regarder.

Heum…, il n'y aurait pas comme une erreur, là ?

Heum…, il n'y aurait pas comme une erreur, là ?

C’était le nouveau seau à récurer de Grand-maman, heureusement rempli d’eau qui avait eu le temps de tiédir ! Curieux trône, n’est-ce pas ?

Des changements de tenu vont s'imposer…

Des changements de tenue vont s'imposer…

Bah, autant enfiler tout de suite le pyjama et aller faire une bonne sieste pour se remettre de ses émotions !

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En vue de Noël – lundi 14 décembre 2009

Affronter les rigueurs du froid, du gel et des routes glissantes, braver la pente des forêts de Bressaucourt et supporter stoïquement la neige froide qui s’insinue partout, c’est bien beau. Ramener des sapins, c’est encore mieux (voir rubrique précédente). Encore faut-il en faire quelque chose qui en vaille la peine !

On sort les boules de Noël de leur cachette annuelle.

On sort les boules de Noël de leur cachette annuelle.

On les suspend aux branches du sapin.

On les suspend aux branches du sapin.

Grand-maman me laisse faire ; elle dit que je suis assez grande.

Grand-maman me laisse faire ; elle dit que je suis assez grande.

Faut tout de même faire attention, c'est fragile, ces machins-là.

Faut tout de même faire attention, c'est fragile, ces machins-là.

«Et voilà le travail !» (sic)

Ahemm… oups… et c'est très très léger, en plus !

Score final pour les boules cassées : Laura 2 – Grand-maman 3 !

«Et voilà le travail !» comme dit Laura. C'est beau, non ?

«Et voilà le travail !» comme dit Laura. C'est beau, non ?

Variante moins fragile !

Variante moins fragile !

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En vue de Noël – dimanche 13 décembre 2009

Au lendemain du spectacle de fin d’année de la crèche-garderie Scoubidou, il se prépare quelque chose dans la famille Conus…

Après dîner, on déneige les voitures.

Après dîner, on déneige les voitures.

Ouh la ! Grand-maman s'est drôlement équipée…

Ouh la ! Grand-maman s'est drôlement équipée…

J'ai pas tant envie de sortir !

J'ai pas tant envie de sortir !

Tu dis que ça s'ra bien ? Vraiment ? Bon, alors d'accord. Allons-y !

Tu dis que ça s'ra bien ? Vraiment ? Bon, alors d'accord. Allons-y !

La voiture n'en veut plus, on doit continuer à pied. Et ça grimpe !

La voiture n'en veut plus, on doit continuer à pied. Et ça grimpe !

Ah voilà ! On vient choisir nos sapins de Noël…

Ah voilà ! On vient choisir nos sapins de Noël…

Il nous en faut trois ; des sapins blancs ( ;-) !)

Il nous en faut trois ; des sapins blancs ( 😉 !)

Mais, c'est sûr qu'on ose faire ça ?

Mais, c'est sûr qu'on ose faire ça ?

Ah bon, ok. Si la propriétaire est d'accord, alors…

Ah bon, ok. Si la propriétaire est d'accord, alors…

Oui, mais c'est long et il fait froid !

Oui, mais c'est long et il fait froid !

C'est vrai qu'il ne fait pas chaud. Vaut mieux être bien habillé.

C'est vrai qu'il ne fait pas chaud. Vaut mieux être bien habillé.

Voilà, on charge les sapins dans la voiture.

Voilà, on charge les sapins dans la voiture.

On va p't-être pas s'arrêter pour refaire un pique-nique ?

On va p't-être pas s'arrêter pour refaire un pique-nique ?

Mais si, rappelez-vous !

Rentrons plutôt !

Rentrons plutôt !

Nous voilà de retour au chaud. Mission accomplie !

Nous voilà de retour au chaud. Mission accomplie !

(Les photos de cette rubrique sont dues à Jérôme)

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28 octobre – à Boncourt, entre deux trains

Prendre le train est un plaisir particulier pour Laura et Enzo. Ce matin nous allons donc faire un petit aller-retour jusqu’à Boncourt.

Chouette, on a reçu un billet chacun pour aller en train.

Chouette, on a reçu un billet chacun pour aller en train.

Chouette, on a reçu un billet chacun et on a pu le timbrer.

Tu l'as aussi passé dans la machine à timbrer, ton billet ?

Pour Laura, une passion n'empêche pas l'autre.

Pour Laura, une passion n'empêche pas l'autre. Enzo, lui, est fasciné.

On en voit des choses de la fenêtre d'un train.

On en voit de drôles de choses par la fenêtre d'un train.

Un petit «texto» a prévenu Vincent de notre escale à Boncourt. Pourra-t-il être au rendez-vous ? Les enfants ne se doutent de rien.

Chic, Vincent a pu se libérer. Il nous rejoins et amène Kiki.

Chic, Vincent a pu se libérer. Belle surprise ! Il nous rejoins avec Kiki.

Chic ?

C'est le chien de Seb'. Enzo l'adore, Laura l'admire.

Un quart d'heure entre deux trains, ça laisse le temps de s'amuser un peu !

Un quart d'heure entre deux trains, ça laisse le temps de s'amuser un peu !

Et nous revoici dans le train du retour… attrapé de justesse et non sans mal, pas vrai Laura ?

On montre à Grand-papa une chanson de la crèche ?

On montre à Grand-papa une chanson de la crèche ?

Rappelle-toi, on doit faire ainsi, mettre les mains comme ça…

Rappelle-toi, on doit faire ainsi, mettre les mains comme ça…

Ah oui ! «Un grand chef indien s'en va chasser…»

Ah oui ! «Un grand chef indien s'en va chasser…»

On se restaure.

A Porrentruy, on change de train. On en profite pour se restaurer.

C'est reposant de regarder son livre favori sur les genoux de Grand-papa.

C'est reposant de regarder son livre favori sur les genoux de Grand-papa.

C'était bien et animé ; j'en suis toute échevelée.

C'était bien et animé ; j'en suis toute échevelée.

Et voici une matinée bien remplie.

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«ki-kain» (Quentin)

C’est ainsi qu’actuellement Enzo appelle son cousin.

En promenade, bien calfeutré grâce à l'ouvrage de Grand-maman.

En promenade, bien calfeutré grâce à l'ouvrage de Grand-maman.

Au fil des semaines et des mois, Quentin progresse. Il se déplace, part à la découverte des surfaces où on le dépose (chambre, salon ou couloirs) et de tout ce qui s’y trouve. Il saisit, déplace, manipule, fait tomber, tire tout ce qui est à sa portée. Régulièrement il essaie de se mettre à quatre pattes.

Partons en exploration ; il y a bien des choses en vue.

Partons en exploration ; il y a bien des choses en vue.

Un petit chien… qui se couche sur le flanc.

Un petit chien… qui se couche sur le flanc.

Les grosses roues du tracteur de mon cousin.

Les grosses roues du tracteur de mon cousin.

Montre-moi ça, Laura.

Montre-moi ça, Laura.

Bon, allons voir plus loin.

Bon, allons voir plus loin.

Normalement c'est là que je devrais jouer.

Normalement c'est là que je devrais jouer.

Mais comment ne pas s'intéresser à ce long serpent noir ?

Mais comment ne pas s'intéresser à ce long serpent noir ?

Tiens, c'est quoi cet intrus bruyant ?

Tiens, c'est quoi cet intrus bruyant ?

Ce panier, je l'ai déjà vidé et examiné plusieurs fois.

Ce panier, je l'ai déjà vidé et examiné plusieurs fois.

Ah, voici de nouveaux bidules à explorer ; ils font même des bruits et de la musique.

Ah, voici de nouveaux bidules à explorer ; ils font même des bruits et de la musique.

De plus en plus, il apprécie de pouvoir être et rester assis pour jouer… ce qui parfois lui vaut de retomber sur le côté, voire sur le dos.

Oh ! Toute une boîte de plots en couleurs.

Oh ! Toute une boîte de plots en couleurs.

Je me demande ce que c'est.

Je me demande ce que c'est.

Boum, chute sur le dos.

Boum, chute sur le dos.

Tourner, appuyer, tapoter, secouer et ça fait du bruit ou de la musique.

Tourner, appuyer, tapoter, secouer et ça fait du bruit ou de la musique.

Là, on peut tourner une sorte de clé.

Là, on peut tourner une sorte de clé.

Oups, heureusement que j'ai pu m'appuyer sur ce volant pour me rétablir.

Oups, heureusement que j'ai pu m'appuyer sur ce volant pour me rétablir.

Allons voir plus loin…

Allons voir plus loin…

Mais non, je reviens à ce jouet, il est trop bien.

Mais non, je reviens à ce jouet, il est trop bien.

Tonton Fabien, t'as vu ? Moi aussi je tire ma petite langue dans l'effort !

Tonton Fabien, t'as vu ? Moi aussi je tire ma petite langue dans l'effort !

Vous voyez ! Je tiens assis même sans appui.

Vous voyez ! Je tiens assis même sans appui.

Ces derniers jours, il a même commencé à se dresser contre les petites chaises et la petite table à la cuisine pour s’y appuyer en tenant sur ses deux jambes.

Toutes ces activités creusent. Alors dégustons une bonne pomme.

Toutes ces activités creusent. Alors dégustons une bonne pomme.

C'est quand même chouette d'avoir des petites dents !

C'est quand même chouette d'avoir des petites dents !

Parallèlement, son régime alimentaire se diversifie. Du coup il prend goût à venir à table avec nous et adore être installé dans la petite chaise fixée à la table. Là aussi, il retrouve les habitudes qui furent celles de son cousin : il pédale fort.

À table I

À table I

À table II

À table II

À table III

À table III

À table IV

À table IV

Mais ce qu’aucune photo ne peut vraiment révéler, c’est la joie de Quentin quand il reconnaît les visages familiers, les sourires qu’il fait à sa grande soeur quand il la voit jouer autour de lui, l’illumination de son visage quand il voit sa grand-maman vers qui il va de suite tendre les bras.

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Cohabiter – partager – jouer ensemble

Le mercredi matin – et parfois plus quand il y a des extras – Laura et Enzo se retrouvent ensemble chez nous. C’est toujours la fête quand ils se retrouvent : Laura attend avec impatience le moment où son cousin arrive et Enzo demande tout de suite – même des fois le jeudi – si Laura est là.

Voilà mon cousin. Salut, Enzo ! Viens vite.

Voilà mon cousin. Salut, Enzo ! Viens vite.

On va bien s'amuser, aujourd'hui. Pas vrai ?

On va bien s'amuser, aujourd'hui. Pas vrai ?

Tu as un nouveau sac à dos ?  - Ouais, toutou.

Tu as un nouveau sac à dos ? - Ouais, toutou.

Regarde, tout est prêt.

Regarde, tout est prêt.

Allez, on s'y met. Enlève ta veste et viens jouer.

Allez, on s'y met. Enlève ta veste et viens jouer.

Ils ne jouent pas encore vraiment ensemble. Mais Laura tente de plus en plus d’emmener Enzo dans ses fantaisies et dans ses jeux… ce qu’Enzo ne capte pas toujours. Mais ils ont de bons moments de connivence où ils font en même temps la même chose, jouent côte à côte et en rient de bon coeur.

Dans la chambre, on s'étale.

Dans la chambre, on s'étale.

On squatte même l'armoire - après l'avoir vidée.

On squatte même l'armoire - après l'avoir vidée.

On joue à la poupée.

Là, on joue à la poupée.

Ouaouh, génial toutes ces peluches.

Ouaouh, génial toutes ces peluches.

Un tapis de peluches.

Un tapis de peluches.

On s'amuse bien.

On s'amuse bien.

Tous des doudous.

Tous des doudous qui appartenaient à Maman ! Elle était gâtée…

T'es bien installé ? On y va ?

T'es bien installé ? On y va ?

Ben, non, attends. Je préfère y aller à pied.

Euh, non, attends. Je préfère y aller à pied.

Voilà, j'ai préparé le thé. T'en veux ?

Voilà, j'ai préparé le thé. T'en veux ?

On prend le goûter.

On prend le goûter.

Je lis, tu dessines.

Je lis, tu lis, nous lisons.

Chacun la sienne.

Sous, lampe de poche et garage - curieux mélange !?!

Vieux classiques I : on joue avec la pâte.

Vieux classiques : on joue avec la pâte.

Il s'agit de faire un gâteau pour le dessert.

Il s'agit de faire un gâteau pour le dessert.

Bon, en fait,, c'est surtout amusant et on mange les pommes.

Bon, en fait, c'est amusant, on tridouille la pâte et on mange les pommes.

Et bien entendu apparaissent des moments de mésentente quand Laura veut s’approprier ce avec quoi Enzo jouait ou quand Enzo n’entre pas dans son jeu. Alors la dispute n’est pas loin, d’autant qu’Enzo accepte de moins en moins de se soumettre ou de plier s’il n’est pas d’accord. Il est assez costaud pour résister, voire pour l’emporter. Ce qui entraîne les cris et les larmes de Laura.

Dans ses situations, les grands-parents vont devoir jouer la diplomatie, le déminage, la consolation ou la distraction.

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alalarre – complément (MCl)


Vif, toujours à courir et à grimper sur les chaises et les tables, Enzo demande beaucoup d’attention. Mais c’est un enfant de bonne humeur et très affectueux. Il adore quand je lui caresse la main ou le visage.

Depuis quelques semaines il essaie de parler. C’est ennuyeux et savoureux à la fois. Ennuyeux car nous ne comprenons pas toujours ce qu’il veut nous dire et rigolo par les mimiques  qu’il fait en parlant et les intonations qu’il donne à ses paroles.

En ce moment, Enzo a une passion: la gare . Rien ne lui fait plus plaisir que d’aller voir les trains, mieux encore, de profiter de faire un tour. Pas besoin de faire des kilomètres, une petite balade dans le train régional lui suffit. C’est ce qu’il a fait quelques fois avec son grand-papa. Enzo semble perpétuer l’intérêt tout particulier de la famille Conus pour ce moyen de transport !

Là, crains ! Plein de trains, même contre le mur.

Là, crains ! Plein de trains, même contre le mur.

Un jour que je devais descendre à la cave, Enzo a voulu m’accompagner. Quand il a vu la maquette de train, il a voulu grimper sur une chaise et se mettre devant le tableau de bord.

C'est quoi ce tableau avec tous ces boutons ?

C'est quoi ce tableau avec tous ces boutons ?

Mais il ne lui a pas suffit de regarder, iI a trituré les boutons et cherché le système de fonctionnement en regardant dessus et dessous.

Je peux peser, là ?

Je peux peser, là ?

Puis il a enlevé un écrou l’a ajusté devant son œil et d’un geste tout à fait professionnel a soufflé brièvement dedans comme pour enlever une éventuelle poussière! Puis il l’a remis en place pour en prendre d’autres et d’autres encore. A la fin il jeta le tout par terre.

Oh ! Tous ces petits écrous avec des étiquettes de couleurs.

Oh ! Tous ces petits écrous avec des étiquettes de couleurs.

Quand je serai plus grand avec l'aide de Tonton Fipou, je maîtriserai tout ça comme un vrai chef d'orchestre !

Quand je serai plus grand avec l'aide de Tonton Fipou, je maîtriserai tout ça comme un vrai chef d'orchestre !

Jeter par terre. Geste traditionnel qu’il fait souvent avec ses couverts ou ses jouets comme s’il voulait s’assurer que la théorie de Newton fonctionnait bien!

Heureusement, la plupart du temps, il est d’accord pour ramasser ce qu’il a flanqué par terre.

Après le repas de midi, Enzo montre des signes de fatigue. Après tant d’activité, il est content d’aller au lit. Mais voilà que, depuis quelques temps, je dois me coucher dans le lit à côté de lui. Et, évidemment, je m’endors! Me voilà “condamnée”, chaque mercredi, à faire une bonne sieste !



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alalarre

C’est en ce moment le lieu fétiche par excellence pour Enzo : la gare (alalarre = à la gare). Il réclame tout le temps pour y aller et il s’y plaît follement. Au point que dès qu’il arrive au-delà du rond-point de St-Germain à la rue du Jura à Porrentruy, il dit  : alalarre (et si ce n’est pas moi qui suis avec lui, il ajoute dans la foulée : papapa). Mais il reconnaît de même les gares dès qu’il passe à leur proximité, que ce soit à Courgenay (en traversant le passage à niveau), à Delémont (depuis la RDU), à Glovelier (aux barrières) ou même à Bonfol (où il repère la rame rouge).

Chaque fois que l’occasion se présente, nous allons donc faire une petite visite à la gare, de préférence à Porrentruy. On laisse la voiture au parking devant la Ziggurat, on traverse le parking de la poste en donnant bien la main à Grand-papa et nous voilà sur le prolongement du quai 1, sur l’ancien quai postal.

Être à la gare ne m'empêche pas d'entendre un avion qui passe tout là-haut dans le ciel !

Même à la gare j'entends un avion qui passe tout là-haut dans le ciel !

En choisissant bien notre moment, nous allons pouvoir assister à une série d’arrivées et de départs en rafale pour le plus grand plaisir d’Enzo.

À 9 h 48 ou 10 h 48 c’est la rame des CJ venant de Bonfol qui ouvre la série.

Pourquoi je ne dois pas dépasser ces lignes blanches ?

C'est quoi, ces lignes blanches ? Pourquoi je ne dois pas les dépasser ?

Ajjut, crain ! c'est-à dire : Salut, le train (NdT)

Ajjut, crain ! c'est-à dire : Salut, le train (NdT)

À 9 h 50 ou 10 h 50 arrive le RegioExpress en provenance de Boncourt, puis aux 52 le RER – les belles rames FLIRT – en provenance de Courgenay.

Re - Ajjut, crain !

Re - Ajjut, crain !

Tout suite après, la voie étant libre, le RegioExpress part pour Courgenay et Delémont.

Fasciné… Pas de doute, c'est le virus des chemins de fer qui sévit dans la famille.

Fasciné… Pas de doute, c'est bien ce fameux virus des chemins de fer qui sévit dans la famille.

Ravi ! Et maintenant, suite de la découverte.

Ravi ! Et maintenant, suite de la découverte.

Enzo adore retrouver les habitudes qui marquent ses journées et se créer des petits rites dans ses diverses activités. Là, il y a un petit temps mort. On en profite chaque fois pour parcourir la gare.

Là, kakayé ! (Les escaliers) Puis on remonte la rampe de l'autre côté.

Là, kakayé ! (Les escaliers) Puis on remonte la rampe de l'autre côté.

(Enzo est un fervent adepte de l’idée d’un passage sous-voie – Laura aussi d’ailleurs -. À bon entendeur…) 😉

Belle vue d'ensemble depuis l'autre bout du quai.

Belle vue d'ensemble depuis l'autre bout du quai.

On a encore le temps de s'asseoir et de se restaurer un peu.

On a encore le temps de s'asseoir et de se restaurer un peu.

Parlez à Enzo de petits pains et il vous emmènera illico au «Coop pronto» qu’il connaît très bien… Grand-maman n’en est pas encore revenue !

Ils repartent tous !

T'as vu ? Là-bas au fond, ils font de la manoeuvre !

À 10 h 06 / 11 h 06 c’est l’arrivée du direct en provenance de Delémont – Courgenay qui va libérer la voie pour le RER lequel part à 10 h 07 / 11 h 07. Ensuite le RegioExpress repart en direction de Boncourt aux 08.

Voilà, le dernier train va partir à son tour.

Voilà, le dernier train va partir à son tour.

Première arrivée, dernière à repartir, la rame des CJ quitte la gare à 10 h 10 ; pour nous c’est également le moment de repartir, de retourner à la voiture et de nous en aller.

Parfois nous aurons eu la possibilité de voir en bout de quai un petit convoi d’entretien de la voie ou quelques mouvements de manoeuvre qui se déroulent du côté de Lorette. Ce sont alors autant de petits suppléments bienvenus. De quoi, les yeux brillants et un large sourire aux lèvres, aller raconter tout cela à Grand-maman de manière à lui faire partager l’émerveillement.

Deux fois déjà, nous avons même pris l’un de ces trains pour faire un petit voyage : le 7 août entre Courgenay et Porrentruy et le 18 septembre de Courgenay à Boncourt, puis retour de Boncourt à Porrentruy et enfin de Porrentruy à Courgenay. Monter dans le train, rouler, se faire un peu balloter,  descendre du train à destination, changer de trains, rouler encore… le pied !

À signaler que Laura est aussi très intéressée par la gare et les trains. Elle le raconte sur son blog. Mais il est vrai que visiter la gare avec les deux est sensiblement plus rare car plus délicat, chacun ayant ses propres bonnes raisons de filer l’un par-ci ou l’autre de s’en aller par-là !

Un jour, en revenant vers la voiture, elle me dit soudain :«C’est triste que tous ces trains soient partis.» Bien des cinéastes ou écrivains ne lui donneraient pas tort ! Sans entrer dans de grandes explications sur l’horaire cadencé, j’ai tout de même pu la rassurer en lui signalant que les arrivées et départs des trains se répétaient à chaque heure et que c’est à cela que servaient les trains : permettre aux voyageurs d’aller et venir. L’explication l’a satisfaite.

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Heures supp’ (MCl)

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Depuis la rentrée, l’horaire de garde a donc changé. Nous recevons les p’tits Conus le lundi, durant toute la journée, ainsi que le mercredi matin. Quant au p’tit Gigon, il vient le mercredi et le jeudi. Les cousins ne passent que le mercredi matin ensemble.

Mon papa vient manger le lundi et le jeudi. Ainsi, il rencontre tous ses arrières petits-enfants durant la semaine. Comme d’habitude, les enfants ont droit à la branche de chocolat sortie tout droit de sa poche. Depuis quelques semaines, Grand-père fait connaissance avec Quentin. Il ne tarit pas d’éloges sur son calme et sa gentillesse. Et tous les prétextes sont bons pour qu’il le tienne dans ses bras ! Ce qui ne semble pas déplaire au p’tit Conus qui lui offre ses plus beaux sourires !

En attendant le dessert…

En attendant le dessert…

Chic ! Laura nous raconte une histoire.

Chic ! Laura nous raconte une histoire.

Depuis le changement d’horaire je ne suis plus sensée aller chercher Laura et Quentin à la crèche en rentrant de l’école. Mais il arrive, quelques fois, que j’aille tout de même les chercher à la crèche le jeudi à 16h. J’aime bien leur faire cette petite surprise. Laura me réserve un accueil très chaleureux. Dès qu’elle m’aperçoit elle manifeste sa joie en me sautant dans les bras et en criant: ”C’est ma grand-maman, c’est ma grand-maman qui vient me chercher !” Elle court de salle en salle pour annoncer la nouvelle. J’adore voir le bonheur de ma petite fille.

Quentin se manifeste moins mais me gratifie de ses jolis sourires.

Le départ de la crèche n’est pas une sinécure. Il faut les habiller et chausser Laura. Ne pas oublier de remettre les étiquettes à leur place, de ranger les pantoufles et de reprendre les doudous. Après quoi une autre aventure s’annonce: la sortie.

Je tiens sur le bras la chaise de voiture dans laquelle est installé Quentin ; je pose tant bien que mal le grand sac noir, bourré à craquer, sur l’épaule tandis que ma main libre est accrochée à celle de Laura. Arrivés au corridor il ne faut pas oublier de déplacer  sur l’autre panneau les jetons de couleur. Ce geste signifie que les enfants Conus ne sont plus à la crèche (ce qu’il faut impérativement savoir en cas d’incendie). Pour pouvoir exécuter correctement cette tâche, il me faut poser mon chargement pour le reprendre sitôt après. Il reste encore la lourde porte à ouvrir et nous voilà dehors. Mais pas question de lâcher la main de Laura qui veut grimper sur le muret. Il reste encore à ouvrir le portail, doté d’un système de fermeture très spécial, et nous voici enfin devant la route que nous devons traverser avec prudence. Pas question de s’arrêter pour ramasser ou admirer les cailloux !

L’embarquement n’est pas triste non plus. Tandis que j’installe Laura sur son siège, Quentin attend patiemment près de la voiture. Puis c’est à son tour. Mais l’exercice est difficile. Je dois tout d’abord avancer mon siège sans quoi la chaise n’entre pas. Puis je dois passer la ceinture de sécurité correctement autour de la chaise. Je me bats avec cette ceinture de m… qui est beaucoup trop courte et que je dois tirer à mort.  Ouf ! C’est fait. Quentin est installé et semble s’être bien amusé à me voir trimer. Moi je suis en nage.

A notre arrivée à la maison, je téléphone aux parents des petits afin de les avertir qu’ils sont chez nous.

En général, Quentin est affamé. C’est l’heure de son goûter. En vitesse nous chauffons l’eau et préparons le biberon. Pendant ce temps Laura joue sur la terrasse ou fait une petite séance télé. Elle aime bien, car nous avons une chaîne (Tiji) qui diffuse de très jolis et intelligents programmes pour les enfants. Mais le moment est difficile quand nous insistons pour qu’elle l’éteigne et aille jouer. A chaque fois nous avons droit à une petite crise (les yeux noirs de Laura !) qui cesse dès qu’on lui propose de lui raconter une histoire.

Des «dessins amimés» passionnants sur Tiji.

Des «dessins amimés» passionnants sur Tiji.

La télé, juste un p'tit coup !

La télé, juste un p'tit coup !

Les yeux noirs de Laura.

Les yeux noirs de Laura.

La semaine dernière, elle m’a invitée à m’asseoir sur le lit pour me raconter une histoire de son invention.  Je dois rester sage, précise-t-elle, car c’est  l’accueil (référence faite à ce moment de tranquilité où, à la crèche, on leur raconte des histoires).

Voici le résumé de son histoire.

– “Il était une fois…la belle princesse… ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…le Maharadjah qui habite très loin…” .

Ainsi se termine l’histoire qu’elle a composé avec le vocabulaire typique des contes qu’elle avait entendus.

Que je suis content d'être ici !

Que je suis content d'être ici !

Après son repas, Quentin, est couché par terre sur la couverture et tente de ramper pour attraper ses jouets. C’est un enfant calme et discret, plutôt rêveur. Mais il aime bien qu’on le regarde et qu’on le porte dans les bras. Il est bien différent de sa sœur et de son cousin et fait son petit chemin sans se presser.

J'examine avec intérêt mes petits joujoux.

J'examine avec intérêt mes petits joujoux.

Les spécoulos, j'adore

Les spécoulos, j'adore

Et là, je viens de me faire plaisir !

Et là, je viens de me faire plaisir !

C’est manifestement bien meilleur que la compote ou que les bouillies de céréales.

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la présence discrète de Quentin

Tous les lundi et mercredi, Quentin accompagne sa soeur. Il est bien là, mais on ne l’entend pas beaucoup. Il est calme et tranquille, ce qui ne veut pas dire passif ou amorphe. Il n’a pas toujours envie de nous regarder et de nous sourire, mais quand il est décidé, son sourire est craquant et il se montre très communicatif à sa manière. Et mine de rien, peu à peu, il se développe et acquiert de nouvelles facultés.

Dehors, sur une couverture…

Dehors, sur une couverture…

…je m'amuse (l'herbe, ça chatouille les mains).

…je m'amuse (l'herbe, ça chatouille les mains).

Dedans, sur une autre couverture…

Dedans, sur une autre couverture…

…je m'amuse aussi. Y sont marrants ces bidules colorés.

…je m'amuse aussi. Y sont marrants ces bidules colorés.

Sur mon tapis d'éveil…

Sur mon tapis d'éveil…

…je gigote et ça fait bouger ces machins colorés.

…je gigote et ça fait bouger ces machins colorés.

J'ai même une balle toute douce à faire bouger.

J'ai même une balle toute douce à faire bouger.

Tu fais attention à ne rien casser, hein dis, cousin !?

Tu fais attention à ne rien casser, hein dis, cousin !?

Ça m'ennuie, mais mes gencives me font mal. Quoi ? Serrer les dents ???

Ça m'ennuie, mais mes gencives me font mal. Quoi ? Serrer les dents ???

J'adore être consolé dans les bras de Grand-maman.

J'adore être consolé dans les bras de Grand-maman.

Ou manger dans les bras de Grand-papa.

Ou manger dans les bras de Grand-papa.

Porte-moi encore Grand-maman. J'aime tant être porté.

Porte-moi encore Grand-maman. J'aime tant être porté.

Mais à force de me démener avec ces jouets…

Et ça repart…

Plus il s’intéresse aux objets qui passent à sa portée et cherche à les saisir pour les porter à la bouche, plus il fait d’efforts pour amener ses objets à sa portée (ou se mettre à la portée de ces objets). C’est ainsi que ces mouvements aléatoires lui apprennent peu à peu à se tourner du dos sur le ventre, puis plus tard, de se remettre du ventre sur le dos. Tout cela le fait bouger et tourner et se déplacer parterre. (Qui a osé dire «micro-déplacements» ? Attendez un peu pour voir !)

Aller… (je joue et je me tourne sur le dos)

Aller… (je joue et je me tourne sur le dos)

…et retour. (Je me remets sur le ventre tout seul!)

…et retour (je me remets sur le ventre tout seul!)

Bon, je progresse. Mais de là à monter déjà à cheval…

Bon, je progresse. Mais de là à monter déjà à cheval…

Et mardi 13 octobre, incontestablement, Quentin a réussi à se tirer en avant pour attraper un jouet sur une distance de près de 10 cm ! Pourtant le parquet et la couverture posée dessus ne constituent pas un substrat des plus favorables. Et pourtant…

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