Garde et peintres – début avril 2019

Selon les semaines, je vais une ou parfois deux fois, tôt le matin (tôt pour un retraité, bien entendu) au moment où Axel ou Pauline partent au travail, …

Non, je ne vais pas répéter l’article du 28 mars. C’est juste pour signaler que nos horaires de garde ce printemps ont une certaine régularité dans l’irrégularité.

Avec tout de même, en cette semaine qui s’achève, un facteur perturbant supplémentaire : Notre maison a été envahie par les peintres qui venaient repeindre les murs du salon. Leur arrivée dès 7 h 20 ou 7 h 30 le matin a « simplement » élargi à tous les jours de la semaine cette diane précoce. Et nos conditions de (sur)vie dans ce chantier ont tenu plutôt du bivouac. Au point que nous avons même, mercredi et jeudi, déplacé notre lieu de garde chez nos petits-enfants.


Sauve qui peut !
Parfois, il a fait beau. Ambiance printanière qui pousse vers les jeux extérieurs.
Parfois, un effort pour quitter une chambre un peu rangée…
Parfois, le matin, on est (ou on feint être) fâchée…
Parfois on est juste coquine…
Parfois Céleste veut aussi pouvoir jouer sur un écran !
Et parfois, on répare une maladresse…
Parfois on imite les grands et créée un véritable chantier…
Mais c’est tellement rigolo !
Un bon goûter vient rétablir la situation…
…et Céleste s’amuse à teindre des oeufs qu’elle va ramener fièrement chez elle.
Jolis, non ?

Cela dit, les centres d’intérêts et donc les activités de nos petits-enfants ne sont pas les mêmes:

Les jeux sur écran peuvent inspirer les autres jeux !
Et le voilà prêt à jouer la sentinelle !
Ces demoiselles sont très complices pour aller avec Grand-maman (« entre filles » – sic) fair du shopping !
Robin est surtout intéressé par l’exposition présentée au centre commercial.
Grand-maman semble se plaire elle-aussi à dos de dinosaure.
Certains ne passent pas inaperçus.
Manger / être mangé…
Ainsi on s’approche de Pâques… et des vacances !
« Et moi, je me réjouis de partir en vacances avec vous ! »
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Robin et les jumeaux à l’hôpital – dimanche 31 mars 2019

Dimanche 31 mars à 11 heures. Vincent et Aude arrivent à l’Hôpital du Jura, site de Delémont et se présentent aux urgences avec Robin, Malo et Céleste.

Il y a beaucoup de monde, surtout des parents avec des enfants en bas âge. Et donc pas mal d’agitation. Mais, étonnamment, pas tellement de tension, ni d’énervement. Que se passe-t-il donc ? Tout a commencé par cet article de journal : (Cliquer ici)

À la demande de Vincent – c’est chez lui que les enfants allaient passer ce week-end – j’ai donc inscrit Céleste, Malo et Robin. Enzo était déjà en-dehors de la fourchette des âges préconisés. Par chance j’ai pu obtenir les précieux sésames :

Voir le billet d’accès.

Dimanche 31 mars. C’est donc avec et pour leurs doudous – subitement tous sérieusement malades ou blessés – que les petits franchissent le seuil des urgences.

Il n’était pas possible de prendre des photos dans l’hôpital. À défaut, voici les dossiers médicaux des patients traités : (cliquer sur les photos pour lire les indications enregitrées)

Après près de deux heures de découverte du monde de l’hôpital avec des étudiants en médecine jouant les (apprentis-)médecins très dévoués, et ce dans un environnement désormais familier à leur Papa et à Aude, les voilà enchantés et surtout rassurés sur la santé de leurs doudous. Même Enzo aura pu visiter les lieux. Leurs sourires en disent long…

Le surlendemain, cette manifestation fera l’objet d’un compte-rendu dans le journal. Il semble bien qu’il y est fait plusieurs fois allusions aux « cas » présentés par les petits Gigon !

Jugez-en par vous-mêmes : Article

PS : Le plus amusant : Deux jours avant cette échéance, Pauline demandait à sa Maman de bien vouloir tenter de recoudre la tête de la petite vache qui avait été mise à mal par Néo. Durant son passage à l’hôpital des nounours, le cou de cette petite vache a été parfaitement recousu !

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Au Lion d’or – mercredi 27 mars 2019

L’Hôtel « Au Lion d’Or » d’Alain et Mireille Guerdat à Boncourt, est, comme son nom l’indique, un établissement sérieux (car là, « au lit, on dort » – ce qui dans le passé n’était pas nécessairement l’objectif premier de tels établissements, d’où la précision cachée dans le nom). Quand nos (premiers) petits-enfants étaient encore petits, nous y avons fêté quelques événements en famille, comme par exemple le baptême de Quentin. Il était temps d’y revenir et nous avons sauté sur l’occasion revenir pour fêter :

Anniversaire de Quentin II – avec copines et cousins – mercredi 27 mars

Ce jour-là, nous avions à garder, outre Laura, Quentin et ses copines, encore Enzo, Robin, Malo et Céleste. Il nous fallait donc de préférence un endroit où nous serions bien accueillis et où notre smala ne dérangerait pas trop.

Ce matin-là vers 7 h j’étais chez Pauline pour lever ses enfants, les préparer et les faire aller ou les conduire à l’école. Puis à midi, c’est avec deux voitures que nous sommes allés à Boncourt : les quatre de Pauline au départ de Courgenay avec Grand-maman, Laura, Quentin, Chloe et Sarah depuis Porrentruy avec moi.

Un moment de détente après une matinée d’école derrière le restaurant avant d’entrer.
Même le cameraman fait des prouesses !
La ligne de chemin de fer (Boncourt – Delle) et son petit passage sous-voies sont favorables à des scénarios passionnants.
Mais un train qui passe, ça fait du bruit et provoque des vibrations…
…qui peuvent surprendre quand on n’est pas habitué ou qu’on ne s’y attend pas !

Tenant compte des choix et préférences de Quentin, nous avions fait notre réservation la veille et nous donc attendus. Mireille et Alain nous avaient préparé une table et mettaient à notre disposition de quoi dessiner et colorier. Idée bienvenue et appréciée. D’autant plus qu’il y a déjà des pots de sirop pour étancher les soifs.

Le repas est classique : frites et nuggets ; il est donc vivement apprécié. Mais l’arrivée du dessert l’est encore plus, d’autant qu’il fait des étincelles !

Tout se passe bien, chacun est ravi et Quentin heureux de pouvoir marquer le coup de son 10e anniversaire encore une fois. L’accueil de Mireille et Alain a été formidable et apprécié à sa juste valeur.

Pour le retour à Courgenay, Quentin choisit de rentrer avec Robin et les jumeaux dans la voiture de Grand-maman ; il laisse sa place dans la mienne à Enzo. Je propose à mes passagers de leur montrer la blâme de la dame de Milandre, la fée Arie. Quand il entend « Milandre », Enzo réagit au quart de tour. C’est le cas de le dire, puisqu’il pense à la tour de Milandre que nous avions déjà visité ensemble. Laura l’avait également déjà vue, mais ne semblait pas trop s’en souvenir. La décision est vite prise : on va revoir cette tour.

Ils ont tôt fait d’atteindre le sommet, mais une fois la prouesse accomplie, il s’y attardent guère.
Sarah a l’air plus intéressée là qu’au sommet de la tour…?!
Finalement nous verrons quand même la bâme de Milandre… Le niveau du ruisseau est vraiment bas, mais Chloé aura l’occasion de vérifier que les bords en sont vraiment glissants !

Pour le reste de la journée notre jardin fera office de place de jeux pour tous avec, outre la balançoire, un forte mise à contribution du trampoline et de la tyrolienne.

Quentin aura néanmoins le temps de marquer sa reconnaissance à ses cousins… qui en seront aussi ravis qu’émerveillés ! Entre fans de « Fortnite »… !(Cliquer sur les dessins)

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Jordann en Ajoie – 23/24 mars 2019

Coordonner les agendas familiaux pour fêter ensemble les anniversaires n’est jamais facile. Alors on fait largement appel au système D et on parvient ainsi à s’en sortir pas trop mal. Ceci pour expliquer, si besoin était, que cet article pour aussi s’intituler :

Anniversaire de Quentin I – en famille – dimanche 24 mars

C’est en prévision de cette fête en famille que ce samedi 23 mars, Fabien, Sabrina et Jordann prennent la route pour Courgenay.

À son âge, le meilleur moyen de voyager sans ennuyer Papa et Maman !

Nous avons donc l’opportunité et la joie de passer du temps durant l’après-midi et la soirée avec eux. C’est tout de même assez rare pour qu’on en profite au maximum.

Mais…, vous ne voulez pas que j’aille jouer dans les escaliers ? Pourquoi ?
Vous n’imaginiez tout de même pas que je ne saurais pas franchir cet « obstacle » ?

Jordann est tout de suite à l’aise chez nous et avec nous ; il adopte les jouets qu’il trouve et s’occupe très sagement en toute indépendance. Il se montre à nouveau de nature gaie, tranquille et sage. Un vrai bonheur !

Manifestement, il adore être à table avec nous pour le repas.
C’est aussi l’occasion de se montrer un peu coquin et de faire rire les adultes !
Comme le temps est beau, on part à la découverte du jardin et des premières fleurs avec Grand-maman, avant d’aller rendre visite à Pauline, Axel et les enfants.

Le lendemain, dimanche 24 mars, c’est le grand jour. Nous nous retrouvons chez Jérôme et Aurélie avec Mamie Viviane.

Il fait assez beau pour que les cousines et cousins puissent s’installer sur la terrasse pour l’apéro et le repas. Ils sont tout heureux de se retrouver.
Il en va de même pour les adultes qui s’installent à l’intérieur pour manger.

Selon la tradition et les bonnes habitudes, le moment-clé, attendu par tous, c’est le dessert. Le moment ou Grand-maman amène sur la table le gâteau ad-hoc qu’elle a confectionné.

 » Joyeux anniversaire » ou « Happy birthday to you »
En voilà un de plus dont l’âge s’écrira désormais avec deux chiffres.
Jordann, qui n’a pas encore droit aux sucreries du gâteau, profite ici-aussi du soleil
Et le chemin du retour sera le moment bienvenu pour récupérer de toutes ces émotions !

Pour en savoir plus, consultez le blogue de Quentin. Mais il omet de mentionner ce qu’il n’a pas vu :

Malo a fait un dessin intéressant – qui a été récupéré le lendemain.

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Réveil-(tôt le-)matin – mi-mars 2019

Bien souvent, le mardi et/ou le mercredi matin, je me lève tôt pour aller m’occuper des jumeaux, de Robin et d’Enzo à leur réveil. Enzo en général se lève par lui-même, s’habille et se prépare seul, puis passe un peu de temps devant la Tv ou son écran jusqu’au moment où il doit partir dûment équipé et casqué à l’école ou, plus volontiers, en trottinette. Il pourrait en réalité assez facilement se prendre en main seul.

Robin se lève vers 7 h 20/25. il aime bien se faire un peu câliner avant de se lever, de s’habiller et de se préparer. À 7 h 45 il va chez Ambre, sa voisine d’en face, dont la maman va les conduire à l’école en allant au travail.

Pour les jumeaux, il y a deux scénarios différents : Le mardi ils ont le temps de se réveiller, de se lever, de jouer un peu s’ils en ont envie, puis de s’habiller et de se préparer avant de venir avec moi passer la matinée chez nous. Le mercredi en revanche, au plus tard au moment du départ de Robin, je dois les réveiller, les lever et les faire s’habiller. (À part quelque coups de main ici ou là, ils s’habillent seuls et le font plutôt volontiers.) Puis je les conduis à la halle de gymn du centre scolaire. En classe ils passeront leur matinée à la bibliothèque scolaire puis aux leçons de gymnastique.

Ce qui se résume là en quelques lignes s’avère nettement plus animé dans la réalité. J’adore passer avec eux ces premiers moments de leur journée, quand il sortent de leur sommeil et des rêves de leur nuit, quand ils cherchent à grappiller quelques moments de répit et de jeu avant d’entamer leur journée d’écolier. Mais il faut constamment avoir un oeil sur l’horloge pour s’assurer qu’ils ne prennent pas de retard. Alors réussir à capter quelques traces de ces moment sur des photos s’avère presque impossible.

Partant les premiers, Enzo et Robin ne s’embarrassent pas trop de ranger leurs lits et leur chambre.
Parfois, un peu par jeu et parce qu’ils ont plus de temps, Céleste et Malo « font le ménage ».
Plutôt chouette leur chambre de jumeau, leur antre, le monde de toutes leurs connivences.

Bien entendu, il n’est pas rare que le jour où ils pourraient rester au lit un peu plus longtemps, les jumeaux se manifestent justement assez tôt. S’ils sont réveillés les deux, on les entend discuter, rigoler et s’amuser jusqu’au moment où ils décident de venir me rejoindre au salon. Mais bien souvent, c’est Céleste qui se réveille la première. Alors elle appelle : « On peut descendre ? »… ce qui ne manque pas de réveiller Malo ! La vie à deux (jumeaux) peut aussi avoir ses înconvénients !

Aller chercher les jumeaux à l’école c’est une école de patience…
…surtout si un petit malin fait durer le suspense
Céleste quant à elle aurait plutôt tendance à courir et se précipiter directement vers moi.

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Méli-mélo – début mars 2019

Voici quelques reflets variés de cette première moitié du mois de mars :

Cette année, comme sa cousine Laura l’an dernier, Enzo part en camp de ski avec sa classe. Ils vont à Leysin. Hélas, cette semaine-là, la météo leur sera moins favorable qu’elle l’avait été au cours de la semaine (de vacances) précédente. Mais qu’importe ! Chacun sait que l’attrait d’un camp de ski ne réside pas seulement dans le ski ; il y a aussi l’après-ski avec les copains… et les copines ! Ajoutons que ni pendant, ni après le camp, le flot de nouvelles ou d’informations n’aura été très abondant (et c’est un euphémisme). Toutefois il est certain que Enzo a passé une très bonne semaine !

Lundi 5 mars, Enzo au départ avec sa classe pour le camp de ski à Leysin.

La veille de ce départ, nous sommes allés goûter chez eux. L’occasion pour Grand-maman d’offrir à Robin sa nouvelle réalisation :

…un pull lui rappelant une de ses activités favorites.

Une semaine plus tard, Jérôme et Aurélie vont au cinéma. Je vais faire du « baby »(!)sitting le temps de leur absence. C’est l’occasion pour Quentin de me battre à plate couture à réitérées reprises au Quarto. (Une sorte de Puissance 4 en 3D). Magnanime, il me rassure :

  • Mais non, Grand-papa, c’est pas que t’es nul. Simplement, j’y joue beaucoup plus souvent que toi !

Laura de son côté se fait un plaisir de me faire visiter sa chambre dans sa nouvelle disposition : Désormais, son lit est revenu au niveau bas.

Le matelas parterre montre que bien souvent encore Quentin préfère venir dormir près de sa soeur !

Elle est aussi très fière de me montrer qu’elle fait un bon usage d’un cadeau que je lui avait transmis. Je l’avais reçu en son temps de quelques élèves et Laura l’avait beaucoup et souvent admiré… et désiré en hériter.

Tu vois, Grand-papa : J’ai encore bien le temps de la remplir. Alors j’y mets toutes les pièces de 5 cts que je trouve !

Ce même jour-là, le matin, j’étais vers 7 h chez Pauline et Axel qui partaient au travail pour garder, puis réveiller et lever les enfants. À l’heure voulue, Enzo se lève et s’habille puis, toujours à l’heure dite, s’équipe et part à l’école en trottinette. Robin se lève de bonne grâce et part à l’heure rejoindre sa copine et voisine Ambre pour aller à l’école. Plus tard, Malo et Céleste (qui n’ont pas l’école le mardi matin) se réveillent et demandent à pouvoir sortir de leur lit. Céleste se précipite vers moi au salon pour me montrer qu’elle a perdu une 4e dent (déjà !). Malo s’attarde un peu…

En fait, il s’est habillé tout seul puis nous rejoint au salon… en amenant dans ses bras les habits que sa Maman avait préparés la veille pour Céleste. Cela lui vaudra un grand merci de sa soeur jumelle, touchée par cette attention.

Au cours de la matinée passée chez nous, Céleste s’est amusée à colorier…

Le lendemain, même scénario. À ceci près que le mercredi, les jumeaux ont l’école ; il faut donc veiller à ne pas s’attarder après leur réveil. Ce matin, ils se lèvent sans autres quand je les appelle et tout de suite Malo me rejoint. Peu après, voilà Céleste :

Elle est tout habillée (enfin, à quelques menus détails près) et …amène à Malo… les habits préparés à son intention ! Trop chou !

À midi et pour l’après-midi, Laura et Quentin viennent chez nous. Cette semaine, Quentin est accompagné de sa copine Sarah. Comme depuis lundi menuisiers et électriciens s’affairent dans notre salon pour en refaire le plafond et l’éclairage, nous sommes dans une situation qui tient du chantier, du bivouac et du camping tout à la fois. Ils sont surpris, mais pas autrement dérangés…

Laura lutte contre une angine et viendra encore passer la journée du lendemain à se faire soigner chez nous.

Finalement on est là dans un train-train quasi-quotidien qui n’a rien de particulièrement ni exceptionnellement exceptionnel. En revanche, il n’en va pas tout à fait de même du côté de Plan-les-Ouates, d’où nous arrivent des images montrant un petit Jordann en train de faire des progrès rapides.

Et voilà un petit bonhomme qui est bien de son époque… et qui garde un souvenir marqué des « discussions » téléphoniques par smartphone interposé qu’il a eu avec nous :

(NB : Fabien précise bien que Jordann joue là avec un ancien iPod hors-service !)

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Carnaval à Courgenay – mardi 5 mars 2019

Contrairement à ces dernières années, Carnaval ne semblait pas, cette année, être une préoccupation forte chez nos petits-enfants. Grand-maman a certes beaucoup coupé, taillé et cousu, mais il ne s’agissait pas de costumes pour Carnaval. Laura et Quentin allaient fêter à Porrentruy avec leurs copains et savaient précisément comment ils seraient costumés. De son côté, Enzo est pour toute la semaine avec sa classe en camp de ski à Leysin. Malo et Céleste n’ont pas besoin d’une échéance précise pour avoir envie de se déguiser : Ils puisent dans le carton des costumes comme ils veulent quand ils veulent. Et Robin disait clairement qu’il n’avait « pas envie d’y aller ». (Voyez la fin du précédent article)

Ce matin du mardi 5 mars, je vais vers 7 heures chez eux pour prendre le relais au départ d’Axel. Avant de partir (tôt !) Pauline a – à tout hasard – préparé un grand cornet d’anciens costumes. Je réveille Robin, l’aide à se préparer et l’envoie à l’heure voulue chez sa copine Ambre pour qu’ils soient amenés ensemble à l’école. Au moment de partir encore, il me confirme qu’il préfère ne pas aller faire Carnaval et rester avec Grand-Maman.

Un peu plus tard, Malo et Céleste se réveillent et viennent me rejoindre au salon. Ils ont tôt fait de remarquer le cornet de costumes. Un grand sourire soudain illumine leur regard : c’est Carnaval ! On va aller faire le cortège à travers le village ! J’ai même de la peine à les convaincre que dans un premier temps ils vont devoir s’habiller « normalement » pour passer la matinée puis dîner chez nous !

Vous devinez la suite : Avec encore le pouvoir de persuasion des costumes disponibles chez nous et la complicité de la météo (après les pluies et les violentes bourrasques de vent durant la nuit, voilà que le soleil se met à briller et les températures s’adoucissent nettement), l’affaire est vite réglée : Même Robin se laisse convaincre de se costumer et va participer au cortège.

Voici quelques photos que Grand-Maman a ramené de cet après-midi de délire.

(N’hésitez pas à cliquer pour agrandir les images et passez de l’une à l’autre !)

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Hiver beau et chaud – mi-février 2018

Tout au long de ce mois de février le temps est exceptionnellement beau et tempéré (pour ne pas dire chaud, compte-tenu de la saison). Pour la plus grande joie des skieurs… et des autres.

Par beau temps, les fins de journées amènent leur lot de ciels magnifiques.

Pendant la semaine blanche, Laura et Quentin, en vacances à Villars, s’en sont donné à coeur joie.

Que le sport puisse aussi se vivre autrement, nos petits-enfants le savent bien

Jordann ne fréquente pas (encore) les patinoires, mais, en revanche, il adore les piscines…

…et se mettre à table (avec une petite fourche Playmobil, à toutes fins utiles) :

Quand ses parents participent au Festival international des jeux à Cannes, il passe quelques jours de vacances chez Nonna et Nonno. Et il est loin d’y être malheureux !

Pendant ce temps, Grand-maman pense à son petit lou(p)-lou(p) (!) et lui confectionne …

…un petit sac à dos-loup – pour se rendre à la crèche – et un bonnet assorti.

Et le résultat semble convenir à tout le monde :

Après ces essais, il retrouve ses occupations (et ses tenues ?) favorites.

Peu à peu, on se rapproche de Carnaval. Est-ce pour cela que Quentin et Chloé se mettent à faire les petits fous en jouant ?

Allez savoir. Mais à coup sûr, Céleste et Malo y pensent et se préoccupent de préparer des masques .


Et pour terminer, voici un autre rappel de la scène du départ :

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Retour à Moutier – 9 novembre 2018 (MCl)

Je n’écris pas souvent pour le blogue 3G mais cette fois-ci, je me sens obligée de raconter notre fameuse soirée passée à Moutier en novembre dernier.
Au contraire de grand-papa, j’ai du mal de réduire mon texte au minimum ! C’est donc un vrai roman que vous allez lire courageusement.

Une manifestation pas comme les autres

Le lundi 5 novembre 2018, après des mois d’attente, la préfète du Jura bernois rend son verdict sur les recours des pro-bernois au sujet du vote de Moutier : Le vote du 18 juin 2017 est annulé !

voir cet article : 18 juin 2017 – victoire à Moutier

Ce vote qui avait vu la victoire des séparatistes de Moutier, ce vote démocratique, surveillé comme jamais, avait provoqué une telle haine du côté pro-bernois que des recours ont été déposés. Des recours mensongers, provocateurs et vengeurs qui nous semblaient avoir aucune chance de succès. C’était oublier que le canton de Berne était capable des pires magouilles pour empêcher que le Jura prenne son indépendance. Avec la ville de Moutier, le même scénario se reproduisait.

La difficulté du Jura sud de rejoindre le canton du Jura s’explique par la venue en grand nombre d’immigrés bernois qui se sont installés sur nos terres, y ont introduit leur langue et leur culture et ceci dès le début du 20e siècle.

L’histoire du Jura est une longue histoire qui débute en l’an 999 et se termine 800 ans plus tard. Durant cette période, le Jura tout entier ( ainsi que d’autres régions alsaciennes, la campagne bâloise et Bâle) ) fait partie de l’évêché de Bâle. Près de mille ans donc pour cette partie de l’Évêché de Bâle de culture et de langue identiques jusqu’à ce fameux congrès de Vienne en 1815. À cette occasion, la quasi-totalité de l’Ancien Évêché de Bâle, le Jura ( canton actuel et Jura Sud) est offert au canton de Berne pour le consoler d’avoir perdu Vaud et l’Argovie (devenus cantons suisses à part entière).

Dès le départ, le vivre ensemble est difficile. Les Jurassiens se sentent floués et trahis. Devoir se soumettre à un canton qui ne parle pas la même langue et pratique une autre culture est une profonde injustice. D’autant plus grande que de nombreux paysans venus de l’Oberland bernois s’installent au Jura comme des conquérants. Ils arrivent en grand nombre dans le Jura Sud principalement, car il est plus proche géographiquement et surtout parce qu’il a adopté la Réforme. Avec des prêts sans intérêt, offerts gracieusement par le canton, ces immigrés achètent les terres et les fermes que les autochtones, eux, ne peuvent pas s’offrir. Ils s’y installent, construisent leurs écoles germaniques et des fermes dans le plus pur esprit oberlandais. Ils parlent le suisse-allemand. Ils se sentent chez eux, considèrent cette terre comme la leur, sans se soucier de tous les autochtones qui sont là depuis des siècles et qui ne les comprennent pas.

Dans le nord la colère s’exprime à travers les écrivains, les compositeurs et les poètes qui sont les porte-parole de la culture jurassienne et de la langue française.

Les Jurassiens acceptent de moins en moins cette domination bernoise et les injustices manifestées envers eux. Avoir la chance, en tant que Jurassien, d’être nommé à un poste important ou à responsabilité, est quasi impossible. A moins de montrer son dévouement et son attachement à Berne. C’est ainsi que quelques Jurassiens d’origine vont se compromettre avec l’ennemi pour accéder au haut de l’échelle..

J’ai vécu cette situation. Quand je repense à mes années d’enfance et de jeunesse à Porrentruy, je peux dire avec certitude que tous les directeurs d’école et tous les enseignants étaient des fidèles à Berne. Je peux en dresser la liste sans risque de me tromper.

Je me souviens d’un Jurassien qui n’a pas été nommé à la poste de Porrentruy en raison de son séparatisme affiché. À sa place, un homme, venu tout droit de Berne et parlant mal le français, à été nommé. Pareil avec un gendarme jurassien.
Il y aurait de nombreux autres exemples qui montrent que l’attitude du canton de Berne envers les jurassiens était discriminatoire. Le plus connu est celui qui a donné lieu à une énorme mobilisation des Jurassiens et qui fut le point de redémarrage du mouvement séparatiste. C’était en 1947 et c’était « l’affaire Moeckli », du nom d’un Jurassien élu au Conseil d’État bernois (=le gouvernement) à Berne mais à qui le Grand Conseil (= le parlement) a refusé un département important (les Travaux publics) sous prétexte qu’il était Jurassien et donc (!) ne maîtrisait pas bien l’allemand.
De cette affaire est parti pour de bon le grand mouvement séparatiste qui à mené à la libération du Jura.

Dans ma famille, mon père et mon grand-père paternel ont été les personnes les plus engagées à défendre le Jura. Toute petite déjà, je savais que ma région n’était pas à la bonne place. Très tôt, j’ai remarqué que pour de nombreuses personnes le sujet était tabou. Rares étaient les commerçants, les chefs d’emprise et les politiciens qui osaient se dire séparatistes. Il fallait du courage pour l’exprimer, car il y avait toujours le risque de représailles. Certains d’ailleurs ont payé cher, au niveau professionnel, leur engagement dans la cause jurassienne. On a vu durant toutes ces années de lutte de nombreux lécheurs de bottes, qui, sans complexe, ont retourné leur veste après le 23 juin !

Ces brefs commentaires pour vous dire combien cette histoire a occupé mon enfance et ma jeunesse. Nous allions mon père, mon grand-père et moi- même chaque année à la Fête du Peuple jurassien à Delémont. C’était l’occasion de reprendre espoir en voyant la foule qui y participait et l’occasion de retrouver aussi les amis et les cousins exilés du Jura mais fidèles tels que Rémy et Edmond Barthe et les copains de lycée de mon père.

A l’âge adulte, je me suis engagée sérieusement.
Ça c’est une autre histoire qui se passe essentiellement aux Franches-Montagnes. Je la raconterai – peut-être – un jour.

J’en arrive à l’histoire proprement dite de ce vendredi 9 novembre 2018.

Donc, après la décision scandaleuse de la préfète, les séparatistes de Moutier ainsi que tous les Jurassiens ont décidé de manifester leur colère. J’avais lu dans le journal qu’un défilé de protestation aurait lieu ce vendredi-là à Moutier.

Ce vendredi, tout au matin déjà, je pensais à cette manifestation et je me disais que je devais y aller. Sauf que nous gardions les jumeaux dès la fin de la journée et toute la soirée. Les heures passant, les idées se mettaient en place dans ma tête. Nous prendrions les petits avec nous.

16h. Malo et Céleste ont 40° de fièvre! Du coup, Grand-papa, qui n’est de toute façon pas très chaud à l’idée de devoir rester longtemps debout sans bouger, restera à la maison avec eux.
J’appelle Jérôme pour lui demander si ils sont d’accord que j’emmène Laura et Quentin. Il est d’accord et… il vient aussi avec nous ! Du coup je demande à Robin (Enzo, lui, est avec ses parents au foot) si ça l’intéresse. C’est un grand OUI vu que les cousins seront là !

L’affaire est dans le sac ! Nous nous retrouverons dans le train à la gare de Courgenay.

Le moment venu, je vais chercher Robin et, comme prévu nous retrouvons le reste de la famille dans le train. Ma petite fille a pris son drapeau jurassien. Moi, la tête de linotte, j’ai oublié le mien !

Il y a déjà du monde dans le train et les gens sont particulièrement souriants. Les enfants, se rappelant la votation à Moutier, me demandent de leur prêter mon bâton de rouge à lèvres. Ils se dessinent des drapeaux jurassiens sur le visages.

Arrivés sur le quai à Delémont pour prendre le train qui va à Moutier, il y a foule. Les uns chantent, crient, tandis que d’autres agitent leurs drapeaux. Au moment de monter dans le train, c’est la cohue. On pousse pour pouvoir entrer. Tous les wagons sont bondés. Difficile de trouver une place même en restant debout.. Mes petits loulous et surtout Robin sont serrés comme des sardines et peinent à voir la moindre des choses . Les gens les interpellent, les félicitent pour leur présence et pour leurs grimages. J’essaie tant bien que mal d’entourer Robin de mes bras pour le protéger. Ils sont heureux ces trois, tout sourire malgré la cohue, contents de vivre un moment particulier. Je pense que les deux cousins ne comprennent pas bien la raison de ce train bondé et des visages enthousiastes des passagers.

Petit grimage de circonstance !

Le train démarre et nous remarquons que de nombreuses personnes sont restées sur le quai et qu’elles devront attendre le train suivant.
Le voyage est court et nous voici déjà à Moutier. Robin et Laura se souviennent de ce fameux jour de juin en arrivant sur la place de la gare. Quentin lui la découvre car il n’était pas présent lors des résultats du vote prévôtois. La seule différence avec ce jour de votation c’est qu’il fait nuit.

Les manifestants arrivent en masse. Banderoles et panneaux affichent la couleur. Il faut dire que la trahison des bernois et le non respect d’un vote démocratique sont des événements scandaleux. L’ambiance est bon enfant, même si on observe des groupes de personnes en discussion qui semblent bien sérieuses.

Laura est à son affaire et sent le sérieux de la chose. Elle a l’impression de vivre quelque chose d’important en lien avec une grave injustice.
Les gens se massent, de plus en plus nombreux. Laura remarque que, un peu plus loin, on peut avoir des torches. Au mot « torche » Quentin et Robin se précipitent. Il y aura de l’ambiance, pensent-ils !

Certains manifestants ont collé une croix rouge sur leur bouche comme pour dire : « Nous sommes sans voix devant cette décision scandaleuse ». Laura aime cette idée et trace une croix avec mon bâton de rouge à lèvres. Bien entendu les deux autres l’imitent.

Le cortège va s’ébranler. Un homme, avec un porte-voix, demande qu’on se groupe et nous explique que nous marcherons jusqu’à l’Hôtel de ville calmement et en SILENCE.

Pas facile pour mes deux loulous de se taire quand on a tant de choses à partager et qu’on a une torche allumée dans sa main! Mais Laura est là et n’hésite pas à mettre un doigt sur la bouche et à leur dire « chuuut » quand ils ne respectent pas la consigne !

Le cortège démarre. Nous sommes à l’avant et marchons lentement, notre torche allumée à la main. Je surveille Robin qui a tendance à ne pas la tenir bien droite. Il faut dire que les deux garçons ne peuvent s’empêcher de faire leurs commentaires et du coup oublient la prudence. Comme nous sommes nombreux et serrés il pourrait facilement y avoir un accident.

Les journalistes, en nombre important, se sont massés le long de la route et mitraillent. On entend, dans le silence, le cliquetis de leurs appareils photos. Laura a quitté la famille et se trouve tout à l’avant auprès de porteurs de banderoles. Elle est sérieuse et concentrée. Je la regarde et je me vois dans cette jeune fille si sérieuse qui a compris l’importance de la démarche de ce soir.

Quand je me retourne je vois une longue bande de torches allumées dans la nuit. C’est impressionnant.
Nous arrivons devant l’hôtel de ville où une estrade et des micros ont été dressés. Nous éteignons nos torches dans la fontaine. Les chants et les quolibets fusent de toutes parts. Les enfants sont enthousiastes et participent avec ardeur à ces démonstrations. Les premiers orateurs défilent devant le micro sous les applaudissements des spectateurs. Après chaque discours la foule scande des phrases tantôt de révolte et de colère tantôt d’appels à la justice et à la liberté. L’ambiance est du tonnerre et les enfants savourent ce moment.

(Après 40 secondes, on voit les enfants au milieu de l’image, en bas)

Jérôme voit l’heure passer et, les discours terminés, souhaite rentrer. A contre coeur les enfants nous suivent et nous nous frayons un chemin parmi la foule pour arriver enfin à proximité de la gare. 
C’est de justesse que nous attrapons le train. Il a fallu courir comme des fous pour entrer dans le dernier wagon. Comme je suis évidemment la dernière, Laura s’est mise à mes côté et m’a averti: « Si tu rates le train, Grand-maman, ne t’inquiète pas je ne te laisserai pas toute seule. Je reste avec toi ! »

Nous voilà arrivés à Courgenay, heureux de cette soirée. Les enfants se disent au revoir en chantant et en tapant le rythme avec les pieds.

On se souviendra encore longtemps de ce 9 novembre à Moutier.

Laura raconte cette soirée dans son blogue et Quentin y fait une brève allusion.

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One small step… – 6 et 11 février 2019

Paraphrasant Neil Armstrong le 21 juillet 1969 (puisque vous ne l’avez pas vécu en direct, allez voir là ou, voire, cela en vaut la peine), ce fut un petit pas pour Jordann, mais un grand bond en vue de l’avenir. Et puis surtout, le premier !

Il y avait eu quelques signes annonciateurs, comme ici en construisant une tour de cubes.

, on voit nettement Jordann, qui sans y prendre garde, reste pendant quelques secondes debout sans appui.

Et puis ce mercredi 6 février, juste après avoir passé le cap des 15 mois :

Premiers pas… avant tant d’autres à venir !

* * * * *

À propos : Il semble bien que notre récent passage à Plan-les-Ouates ait marqué Jordann plus que nos précédentes visites. C’est à tout le moins ce que les images suivantes semblent démontrer :

Pas de doutes possibles : Il nous mentionne (« Papapapa », c’est tout autant Grand-maman que Grand-papa), il fait « au-revoir » et il montre la direction du balcon d’où il nous avait vu arriver et repartir. Mignon, non ?

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