Après l’anniversaire de Laura et Enzo (voir cet article sous-titre « Samedi »), Céleste a donc perdu une dent. Par acquit de conscience, car c’est vraiment précoce, il a paru utile d’aller consulter le dentiste. Voici donc Céleste chez le dentiste Felder.
C’est pas la place qui manque, sur ce lit !
J’ai mon doudou, tout va bien ! Et le dentiste, il est très gentil.
La meilleure preuve qu’elle n’était pas inquiète, Céleste l’a donnée en salle d’attente : Très sereine, elle a résolu tous les Tangrams qui étaient à disposition pour les enfants :
Le dentiste confirme que la dent est bien tombée naturellement et remarque même que des molaires qui sortent habituellement vers 6 ans sont déjà presque prêtes à sortir. On est précoce ou on ne l’est pas !
Effet collatéral : une grande première !
Le rendez-vous chez le dentiste a un effet collatéral inattendu : Céleste ne pourra pas aller à l’école cet après-midi-là ! Et donc, pour la toute première fois, Malo et Céleste seront séparés pour la circonstance et Malo ira par conséquent seul à l’école ! Comment va-t-il prendre ça ?
Comme à midi il est assis à côté de moi à table, j’en profite pour lui annoncer la nouvelle de cette grande première : Il va aller à l’école seul, sans Céleste.
En fait, il apprend ça sans sourciller, assez content même de cette nouveauté. En effet, arrivé devant l’école, il fait fête à un de ses copains qui arrive en même temps et va en classe annoncer fièrement à sa maîtresse que Céleste ne sera pas là. Affaire classée…
Pourtant – est-ce un hasard – le lendemain, quand Pauline les emmène à la gym, ils semblent avoir plaisir de se retrouver à deux ; voyez plutôt :
Ils se donnent la main parcourir le dernier bout de chemin jusqu’à la halle.
Course vers l’école.
On ne se quitte plus d’une semelle… c’est le cas de le dire !
Jordann a reçu un paquet
Il aura suffit d’une remarque. Elle n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd (en l’occurrence pas non plus dans l’oreille d’une sourde). Et voilà que Jordann reçoit un paquet : Grand-maman lui a confectionné et envoyé une bavette du type « bavette-manteau ». Jordann l’essaie aussitôt.
Avec cette bavette, les habits sont bien protégés !
Pauline fait quelques remplacements dans les écoles de la région ou participe à quelque cours de formation continue ; cela nous amène à intervenir pour des extras de dépannage, donc par exemple d’aller lever, préparer et envoyer ou conduire ses enfants à l’école. Cela nous fait revivre ces moments matinaux particuliers où on réveille nos petits-enfants, assiste à leur sortie du sommeil et leur mise en route, ce que chacun d’eux vit à sa manière au gré de ses propres rythmes.
Selon les jours, il est entre 7 heures et 7 h 30 du matin – eh ben oui, notre réveil reprend du service ces matins-là ! – ; il fait encore nuit, il fait froid et parfois il a fallu gratter le gel sur la voiture avant de démarrer. Néo assure un accueil frétillant et manifestement réjoui voire tout excité, à peine perturbé quand Pauline s’en va.
Enzo, en général est déjà levé, habillé, prêt. Il attend devant la TV l’heure du départ à l’école. Le moment venu, il s’équipe de pied en cap (en fait, de chaussures d’hiver en casque de vélo) pour aller à l’école en vélo ou, variante, en trottinette … vraisemblablement en passant par une case essentielle de « rendez-vous avec les potes du quartier » pour faire la route ensemble.
Robin a un peu plus de peine à émerger. Cas échéant, je le réveille en douceur en l’amenant petit à petit à réaliser que, ma fois, il va bien falloir y aller et se mettre en piste. Il se prépare, s’habille et a parfois juste le temps de grignoter une biscotte ou quelques céréales, peut-être de boire une goutte de jus d’orange. Et c’est l’heure de partir. Il va seul jusqu’au bout de la rue où la maman d’un de ses copines de classe les prend en charge pour les mener à l’école.
À ce moment-là Céleste s’est certainement déjà manifestée par un « On peut sortir ? » impatient. J’essaie de la faire se tenir à carreau encore un moment pour que Malo puisse prolonger son sommeil.
Puis, selon les jours, il faut lever les jumeaux et les préparer ou – s’ils n’ont pas l’école ce matin-là, – (tenter de) les laisser se reposer encore un peu avant de leur donner le signal du lever. Une fois le feu vert donné, à leur tour ils vont s’habiller et se préparer. Leur réaction est très variable et surtout très différente entre une Céleste qui veut sortir du lit au plus vite et venir près de moi, de préférence d’ailleurs se blottir dans mes bras, et de raconter… et un Malo qui se complait dans la chaleur de son lit, près de ses doudous et qui dormirait bien encore un peu. Oui mais voilà, sa soeur se lève et lui ne veut pas être en reste.
Tu veux que j’amène tes habits, Céyeste ? (Il ne dit pas Céleste, ni Malo, mais Céyeste et Mayo !)Ce matin on va pas à l’école, on a le temps de jouer.
Une fois bien réveillés, ils ne rechignent pas à aller à l’école, bien au contraire. Mais les amener à être habillés, lavés, propres, équipés et munis de leur sac… ce n’est pas toujours une sinécure. Surtout si Néo veut s’en mêler !
Au hasard de ces extras il peut arriver…
…que Maman vienne dîner chez nous et récupérer (…ces petits)… ou qu’ils se retrouvent à midi chez nous un mercredi, jour où Laura et Quentin sont là aussi.Dans ces moments-là, on en arrive parfois à se dire, qu’heureusement une photo n’est pas sonorisée !Laura a toujours bon appétit, mais elle ne rechigne pas à prendre soin de Céleste ou de Malo
Après une matinée d’école, il n’est pas rare que les jumeaux manifestent d’évidents signes de fatigue. Dans ces moments-là, passer à table peut ne pas être ce qu’ils souhaitent le plus :
Fatigue + contrariété + frustration => bouderie
Pas de raisons que je ne m’y mette pas aussi, de temps en temps !
Il y a ceux qui ont faim… et les autres !
Évidemment, outre le repas (et le dessert !), ce qui suscite toutes leurs attentes et leurs espoirs, c’est…
…avoir accès à un écran et pouvoir jouer !
Il arrive aussi que soudain une activité scolaire ou une remarque d’un(e) enseignant(e) suscite des besoins (j’ai amené à Enzo un os du boucher pour son maître) ou des envies :
Ce jour-là, Enzo doit absolument faire de la cuisine avant de repartir à l’école !
Avec l’aide de Grand-maman (qui est décidémment toujours bien équipée pour répondre aux demandes inattendues), il a préparé une boîte…
Selon une recette donnée par une maîtresse un matin, il a confectionné des biscuits et les accompagne de confiture pour les servir à sa classe l’après-midi même !
Goûtant le gâteau aux prunes de Grand-maman, Céleste veut rajouter du sucre à sa part et à celle de Robin. Grand-maman explique que certes, le sucre c’est bon, mais que trop de sucre, ce n’est pas bon.
S’il en mange trop, Robin finirait par avoir un gros ventre.
Céleste réfléchit un peu puis fait :
Ben dis donc ! Il aimait drôlement le sucre, Grand-papa !
Audition de chant – mardi 18 décembre
Cette année encore, Laura participait à une audition de l’École de Musique avec ses camarades chanteuses. Nous y étions et cette année, j’ai tenté de faire quelques photos (les conditions d’éclairage ne sont pas du tout optimales, mais c’était un essai). Voici le résultat :
Comme Laura est la plus jeune de ces chanteuses, elle passe la première. Elle y va avec courage et chante très bien et très juste. Ensuite elle peut apprécier sans stress les prestations suivantes.
Discrètement, tranquille à sa place, Quentin a trouvé un moyen de s’occuper. Non, ce n’est pas avec un écran, regardez plutôt :
Dommage qu’ils ne les ait pas conservé après l’audition, mais ces dessins étaient à la fois originaux et très bien faits !
Pour en rester dans le simple cadre familial, Laura et Enzo cette année ont fêté leur anniversaire (déjà le 12e pour Laura et le 11e pour Enzo) en trois temps. En voici quelques reflets :
Vendredi 7 décembre 2018
Cette année (scolaire), ce n’est plus le vendredi que Laura et Quentin viennent dîner chez nous. Aujourd’hui pourtant, exceptionnellement et parce que c’est le jour J, ils viennent dîner et Enzo, Robin, Malo et Céleste sont également de la partie. C’est donc la sizaine au grand complet qui se retrouve autour de la table à Granmidi.
Grand-maman a mis en place une déco ad-hoc
Pour la circonstance, ils acceptent même de poser… un bref instant.
Mais bon, la faim se fait sentir !
Alors, on mange !
Et pour le coup, on s’amuse aussi un peu. C’est plus marrant quand on est nombreux.
Il se trouve que cette année Laura et Enzo reçoivent le même cadeau, puisque nous les abonnons au même magazine.
Bien entendu, après le repas et le dessert, un autre « dessert » s’impose…
Je crois bien que c’était la première fois que Laura et Enzo ont ainsi fêté leur anniversaire commun le jour même, ensemble, chez nous et en présence de leurs frères, soeur et cousin(e). Ce fut certes assez animé, mais bien sympathique et je pense qu’ils l’ont tous apprécié.
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Samedi 8 décembre
À la fin d’une journée bien remplie (voir l’article précédent) au cours de laquelle Fabien, Sabrina et Jordann sont arrivés de Genève, nous nous retrouvons tous chez Jérôme et Aurélie pour fêter en famille.
À leur âge, le gâteau est devenu « numérique »Ça a l’avantage de permettre de le parer richement de multiples douceurs.
Mais voilà qu’au début du repas un petit incident vient troubler Céleste :
Mais, Maman ! Je saigne de la bouche !
Céleste a perdu sa première dent ! La petite souris va devoir désormais garder un oeil sur elle…
C’est plutôt surprenant et précoce. Manifestement, perdre ainsi quelque chose d’elle-même, ça lui fait bizarre. Toutefois elle est assez rapidement rassurée par la réaction des grandes personnes qui l’entourent. Et ça ne va pas l’empêcher de faire honneur au repas, au dessert et à la dégustation des gâteaux d’anniversaire !
Pendant que les adultes discutent ou jouent au salon et que les (grands) garçons se « consolent » (!), Laura prépare un mini-spectacle de cirque avec les jumeaux.
On dirait bien qu’ils sont ravis de cette soirée d’anniversaire.
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Dimanche 9 décembre
C’est au restaurant à Alle que nous nous retrouvons tous le lendemain pour dîner. Et pour profiter un peu plus de Jordann qu’en raison de ses horaires de sieste et de sommeil nous n’avons pas beaucoup vu auprès de nous la veille.
Jordann adore les livres ; alors Malo s’approche pour pour lui en raconter un.Grand-maman et Mamie Vivianne discutent… couture ? (il est pourtant question de gilets jaunes)
Pour la population, cette journée permettait de parcourir gratuitement – et donc de (re)découvrir – la ligne entre Delémont et Belfort tout au long de la journée. C’était une occasion à ne pas manquer !
Embarquement dans la joie et la bonne humeur.Tous prennent grand plaisir à voyager en train dans une région qu’ils connaissent et où ils ont leurs repères.
« La route qu’on prend pour aller chez la maman d’Axel », la ville et la gare de Porrentruy, Courchavon et la maison de Grand-maman Annette, le passage à niveau de Grandgourt, la Tour de Milandre… ils voient tout cela sous un angle nouveau et inédit. Je leur montre au passage les tourelles des puits de forages d’eau près de Courtemaîche, les grandes usines de Boncourt, l’école où je travaillait.
Mais… ! Comment tu sais tout cela, Grand-papa ? me demande Céleste !
À nouveau, mon béret sur la tête !
Nous voici arrivés à la gare – rénovée – de Delle. Aujourd’hui, exceptionnellement (et c’est bien paradoxal !) nous devrions changer de train et passer dans une rame française pour la suite du voyage. Hélas, avec la foule de passagers qui s’entasse sur le quai et tente de pénétrer dans ces rames, impossible d’imaginer s’y faufiler avec les enfants. Nous décidons donc d’en rester là et d’attendre l’heure du retour.
Manifestement, il n’y a de regret chez aucun de ces voyageurs !
Chiche que tous auront une fois ou l’autre l’occasion de refaire ce voyage et de le pousser plus loin, soit vers Belfort, soit vers la gare du TGV et ses lignes à grande vitesse !
Les premières gelées, les premières neiges sur les hauteurs, les baisses de températures, les périodes de bise… ; inexorablement novembre s’écoule ; puis vient décembre. Pour nos petits-enfants c’est la certitude qu’on va vers les échéances annuelles auxquelles ils sont habitués : les anniversaires de Laura et Enzo puis Noël. Mais avant d’en arriver là, quelques événements méritent d’être relevés.
Le week-end des 1er et 2 décembre, Pauline participe au marché de Noël de Saint-Ursanne. Le samedi vers midi avec Axel et les enfants, nous allons la rejoindre afin de humer un peu l’ambiance de ce marché et d’aller dîner tous ensemble au restaurant.
Malo s’amuse à essayer de porter mon béret.
Céleste tient à en faire autant.
Après dîner, nous emmenons les jumeaux pour venir faire une sieste chez nous, tandis que Enzo et Robin restent avec Axel. Grâce à une météo très favorable, ce samedi du marché de Noël a un grand succès et connaît une affluence très importante. Tant mieux, car le dimanche sera bien plus maussade et aura un peu moins de succès.
* * * * *
Dans la semaine qui suit, en partie parce que les remplacements que sa Maman fait ici ou là dans les écoles amènent quelques contraintes nouvelles et occasionnelles dans les horaires, Robin peut réaliser un rêve qu’il avait exprimé depuis quelques jours : il a pu rentrer seul, à pied, de l’école.
(Zoomer sur ces photos pour voir Robin sur le chemin de la maison se faire dépasser par sa Maman en voiture.)
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Enfin, en prévision de Noël, il y a du courrier à préparer : écrire au Père Noël. Sur ce sujet, laissons parler les images…
lettre de Céleste
lettre de Malo
lettre de Robin
et même, lettre d’Enzo
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Mais pour ce début décembre, il y a d’abord la Saint-Nicolas qui vaut à Malo et Céleste d’être particulièrement gâtés : Par l’intermédiaire de Grand-maman et de bien des heures de travail dans son atelier, Saint-Nicolas leur fait cadeau d’un nouveau doudou ou coussin dont ils ont l’un et l’autre rêvé :
À Malo un coussin-Spiderman pour compléter le costume qu’il a déjà reçu.
Un doudou-araignée pour Céleste qui dit adorer les araignées… surtout avec une bouille si sympathique !
En plus, elle a même une robe !
Pas d’inquiétude : les frères et cousine ou cousin seront tout aussi gâtés, bien que de manière plus traditionnelle.
Voilà que le vendredi après-midi, Robin va faire de l’équitation chez Christine Kundert. C’est là que son frère Enzo en avait fait avec Laura (voyez plus bas) et où sa cousine Laura en fait de nouveau quand elle vient passer l’après-midi chez nous ; d’abord c’était le vendredi et désormais c’est le mercredi après-midi. Au départ, Robin hésitait, mais après une ou deux visites d’acclimatation avec Grand-maman puis avec sa Maman, il s’est décidé. Maintenant il adore ça et rentre toujours heureux et fier de ce qu’il a vécu, appris et réalisé.
En octobre 2012 : Premières découvertes pour Laura et Enzo : familiarisation avec les chevaux et …en selle !
En février 2014 : Ensemble encore pour l’initiation et de petites balades.
Plus tard, en mai 2014 Laura vient présenter notre maison à son cheval Mésange.
…Noël en décembre. Normal. Mais alors, pourquoi si peu d’articles sur ce blogue en ce novembre qui s’achève… Qu’est-ce à dire ?
Le rédacteur habituel qui traîne sa cosse ?
À moins qu’il perde son temps en s’amusant à faire des selfies (pardon, des auto-portraits) ?
Autre hypothèse : Trop à faire… par exemple à… dévorer Laura (en « Grittibänz », bien sûr) !
…ou à rêvasser (elles sont et elles étaient déjà si mignonnes, non ?).
Non, ce n’est pas cela ? Ben quoi alors ?
Certes, le changement d’hébergeur en a été responsable dans une large mesure. Mais il y a eu aussi plusieurs événements qui n’ont pas laissé de traces photographiques utiles pour ce blogue. À titre d’exemple, la fête de la St-Martin, l’inauguration officielle du nouveau Cinémajoie (Marie-Claire et moi y prenons une part comme bénévoles) ou encore les 60 ans de mariage de Bernard et Huguette,
…avec le spectacle d’un magicien époustouflant !
Et même le 90e anniversaire d’Yvette :
(Cliquer sur l’une des photos, puis passer de l’une à l’autre en cliquant sur l’un des bords, gauche ou droit)
Mais surtout, il y a les rebondissements dans l’affaire de Moutier. Cela fera l’objet d’un article spécial qui sera écrit par Marie-Claire.
Voilà que tous les sujets et les photos disponibles sont utilisés, nous en resterons donc là jusqu’en décembre !
Il arrive de temps à autres que nous soyons amené à fonctionner comme PSS.
PSS comme Parti Socialiste Suisse ? Non ! PSS comme Pôle Santé Social (Université de Genève) ? Non !
PSS comme Poste Sanitaire de Secours.
Voilà comment cela se passe : Ça commence par un coup de téléphone, soit tôt le matin (typiquement entre 7 h 15 et 7 h 45), ou parfois la veille dans la soirée.
Laura / Quentin / Robin / l(‘un d)es jumeaux (je ne me souviens pas qu’il ait pu s’agir d’Enzo jusqu’ici) est malade/a de la température/a vomi toute la nuit/n’est pas bien. Elle/Il ne pourra pas aller à l’école et nous on bosse. On peut vous l’amener ? (souligner selon les cas la formulation qui convient)
Et nous voilà en mode PSS.
Le/la malade arrive et s’installe, dans un premier temps plutôt sur un canapé que dans un lit. En général ce n’est pas bien grave et assez rapidement notre patient/pensionnaire surnuméraire va se requinquer avant même en fin de (demi-)journée le moment de reprendre le chemin de la maison. Quelques uns de ces épisodes ont été relatés dans ce blogue, par exemple (sans ordre chronologique) :
Malade – 20 janvier 2009 : « Laura, petite fille aux yeux brillants et à la mine fatiguée… »(cit.)
Garde-malades – 6 septembre 2015 : Quentin reconstruit en Lego la voiture de Oui-oui dès qu’il va mieux.
Gardes et garde-malades – mardi 13 septembre 2016 : Laura, malade vient garder les jumeaux avec nous et lendemain, Quentin, malade lui-aussi, l’accompagne pour passer la journée chez nous.
Hôpital de Courgenay – mardi 28 janvier 2014 : Laura est fiévreuse ; elle passe la journée et la nuit chez nous. Elle n’en mène vraiment pas large. L’après-midi, après son entraînement de hockey, Enzo revient auprès d’elle. La nuit est agitée ; les fortes fièvres donnent des nausées à Laura. Finalement, le lendemain, tous nos petits-enfants dînent chez nous.
De manière semblable, ces derniers jours, les « extras » se sont répétés : Le jeudi 8 novembre, Quentin fait une gastro qui l’amène à passer la journée chez nous (Pendant ce temps, d’ailleurs, Enzo accompagne Aurélie sur son lieu de travail dans le cadre de la « journée en tous genres » anc. « journée des filles » ou « journée des métiers »). Le lendemain les jumeaux font une forte poussée de fièvre. Je reste donc avec eux pour les garder, leur raconter des livres et les coucher, pendant que Grand-maman et Robin vont à Moutier (voir un prochain article de ce blogue). Et le mardi 13 novembre, c’est Laura qui vient se soigner et récupérer d’une gastro chez nous. Ce qui fait bien du monde autour de la table… ou ailleurs (voir ci-dessous).
À cette occasion, Quentin se met au dessin-accordéon-étirable tel celui-ci :
Astucieux, non ? Du coup, il en a fait plusieurs du même style.
Un amas de vestes, de sacs d’école et de souliers dans l’entrée : En arrivant, Robin, bon observateur, remarque tout de suite que sa cousine est là aussi !
Pour occuper beaucoup de petits-enfants, il faut plusieurs écrans !
Triple particularité sur le canapé : le déguisement de Malo (il adore se faire chat), Céleste qui s’est aussi mise à l’écran et Enzo qui reste auprès de nous (habituellement, il aime se réfugier au calme à l’étage)
Peut-être que la présence – inhabituelle un mardi – de Laura y est pour quelque chose ?
Chat-Malo (!) voudrait bien lui-aussi avoir accès à un écran.
N’étant pas parvenu à ses fins, il manifeste sa profonde déception !
Comme elle va mieux, Laura réalise qu’elle devra retourner à l’école le lendemain. Donc, il vaut mieux qu’elle fasse ses devoirs.
…avec entrain, dans la joie et la bonne humeur !
Quand on s’y met sérieusement, ça ne s’avère pas aussi difficile qu’on pouvait le craindre.
Eh bien voilà, c’est déjà fini ! Et juste.
Entretemps, Robin et les jumeaux sont rentrés de l’école. Il reste encore bien du temps avant de rentrer ; on va donc pouvoir ressortir la pâte à modeler.
Très vite la table du salon va se muer en un véritable chantier jonché d’outils.
Il faut préciser que la pâte à modeler est de fabrication-maison. D’où le besoin d’avoir de la farine à disposition afin d’ajuster et de parfaire les dosages qui assureront la qualité du mélange.
Ce qui finit par entraîner quelques retombées (c’est le cas de le dire) sur les habits !
Une semaine après Robin, c’est au tour de Jordann. C’est avec un jour de retard – afin de profiter de la fin de semaine – que nous fêtons donc le premier anniversaire de Jordann. Pour la circonstance, Sabrina et Fabien sont venus avec lui en voiture dans la en Ajoie. Dans l’après-midi, nous nous retrouvons tous en famille chez nous. Afin de ne pas perturber l’horaire des repas et des siestes de Jordann, nous commençons par le goûter, de manière à le faire profiter – au moins par le regard et le « cérémonial » – de son gâteau d’anniversaire.
Le gâteau était prêt et au frais en attendant d’entrer en scène.
Et voilà Jordann qui découvre son premier gâteau d’anniversaire « made by Grand-maman » sous l’oeil intéressé de ses cousins.
Fabien et Malo s’empressent auprès de lui… pour quelques recommandations !?
Les aides pas plus que les encouragements ne manquent pour qu’il souffle sa première bougie.
Vient enfin le moment où tout le monde peut profiter du gâteau… sauf lui, régime alimentaire oblige.
Pour l’étape suivante non plus, il ne va pas manquer de secours. Cousins et cousines sont prêt(e)s à apporter leur concours au déballage des cadeaux.
En aurait-on pris le pari ? Le cadeau qui attire et fascine Jordann en premier, c’est – je vous le donne en mille -:
Un train ! Et tout de suite le regard curieux et intrigué sur la locomotive : Il y a là un truc qui s’allume et ça se met à faire du bruit !
Les plus petits se lancent alors dans des jeux…
…et des constructions hardies,
Jordann repère un livre et un dessin.
Quoi de mieux, après tout cela, que de se retrouver sur les genoux de Maman…
…à se faire raconter un livre dans le calme et la sécurité ?
Encore, Maman, encore !
On peut ensuite changer de genoux et se faire accompagner !
Puis, tandis que Jordann va se coucher, les plus grands continuent la fête.
Voilà un atelier de pâte à modeler…
À la fin du repas – un délicieux jambon en croûte – , les aînés se risquent à goûter au café :
Pour ce qui est du reste de la soirée, ce dernier message certes un peu sibyllin pour le lecteur car retrouvé bien plus tard, au moment des rangements, peut servir d’indice pour illustrer le risque – inévitable, parce qu’inhérent à de telles rencontres (d’autant plus d’ailleurs quand elles se déroulent chez nous, càd. sur « terrain neutre » où chacun se sent légitimement chez soi) – de voir l’animation croître, le bruit enfler et l’agitation générale augmenter. La nuit de sommeil de Jordann sera donc – au moins dans sa première partie – nettement moins calme et sereine que d’habitude car ses cousines/cousins s’en sont donnés à coeur joie !
J’ai choisi les vacances d’automne pour faire ma deuxième sortie avec un de mes petits-enfants. Cette fois-ci c’était au tour de Enzo. Il avait choisi d’aller aussi à Bâle, comme sa cousine, mais en train. Et comme elle, il souhaitait faire les magasins ! Magasins de sport de préférence mais les autres ne lui déplaisaient pas non plus. Enzo apprécie d’être bien vêtu et a des goûts précis sur le style des vêtements.
Mais si j’étais d’accord de courir quelques boutiques, j’avais décidé de lui réserver une petite surprise.
Nous sommes donc partis ce vendredi matin sous un soleil automnal magnifique. Premier arrêt à la boulangerie pour faire le plein de croissants et autres petits pains puis départ avec le train en direction de Bâle.
Enzo est en forme, apprécie le voyage et semble content de la journée qui s’annonce.
Arrivés sur place je cherche le tram qui doit nous conduire à l’endroit-surprise. J’ai beau chercher et chercher encore, je ne le trouve pas. Bizarre. Enzo me propose d’y aller à pied et nous partons en direction de la ville. Quelques mètres plus loin, je vois une dame assise sur un banc et je m’approche d’elle pour lui demander notre chemin. Elle me répond dans un français parfait que ce n’est pas loin, qu’il suffit de descendre cette route et de tourner à droite.
Enzo marche vite, de façon déterminée. Il est toujours devant.
Nous voilà arrivés devant… le Musée des beaux-arts ! La route qui passe devant le bâtiment est en réparation ce qui explique l’absence de tram à proximité.
Nous entrons dans une grande cour dans laquelle trône la sculpture de Rodin.
Je propose à Enzo de visiter le 2e étage où sont exposés des oeuvres de peintres du XXe siècle. Enzo en reconnaîtra sûrement quelques-uns pour en avoir parlé à l’école.
Les billets achetés, Enzo monte à toute vitesse les escaliers somptueux qui montent au 2e étage. Je me dis que la journée sera très sportive avec lui ! En haut des escaliers, une énorme peinture murale du peintre suisse Hodler
Nous entrons dans la première salle.
Enzo passe devant les toiles à toute vitesse. Je lui demande de s’arrêter quelques instants devant les peintures et je lui fais observer les détails, les styles et les techniques particulières à chaque peintre. Au détour de quelques peintures, il découvre Paul Klee et son célèbre portrait.
Enzo admire les oeuvres de Fernand Léger. Il apprécie ce style de peinture.
Nous observons le style tout à fait particulier de Van Gogh,
les premières toiles de Picasso,
et quelques autres peintres. Parmi eux Delaunay :
Kandinsky:
puis Munch, Rotko, Matisse…
Il est midi lorsque nous quittons le musée en direction de restaurant « Le Bistro » situé dans la cour d’entrée du musée. Enzo a faim et se régale d’un hamburger qu’il peine à faire entrer dans sa bouche tellement il est énorme !!
Il a envie d’aller au plus vite faire les magasins. Il se dépêche et m’invite à faire de même.
Nous quittons donc le musée et nous dirigeons vers le centre ville tout proche.
Enzo est toujours devant, marche très vite, comme si il était en retard à un rendez-vous. Il entre dans le premier grand magasin et monte à l’étage des vêtements pour enfants et ados.
Il s’émerveille devant tant de nouveautés et court comme une hélice d’un endroit à l’autre emportant au passage des pantalons, des pulls et des chaussettes pour lui et ses frères.
Pour Céleste c’est plus difficile. Je ne sais pas trop ce qu’il faudrait lui acheter. Aide-moi, Grand-maman!
Je le conseille du mieux que je peux, vérifie le choix des tailles et lui propose d’aller essayer ses habits dans la cabine.
Non, non, Grand-maman ! Je sais ce qu’il me faut comme taille ! Ça ira parfaitement. (Et il s’avérera qu’il a raison.)
Nous sortons enfin du magasin, les bras lourdement chargés, et nous nous dirigeons vers le magasin de peinture artistique. Enzo souhaite avoir de beaux crayons de couleur. Puis petits tours dans les magasins de chaussures pour voir les baskets. Il s’enthousiasme tout spécialement devant une belle paire de baskets blanches. Il les trouve tellement belles !
Elles sont chers, hein, Grand-maman ?
Essaye-les quand même, Enzo.
Wouah ! Elles sont vraiment super. Je suis très bien dedans.
On les prend et Enzo est très heureux de cet achat.
Je lui rappelle que je n’ai pas encore eu mon café à midi. Il est donc impératif de trouver un petit resto pour s’asseoir et pour aller aux toilettes. Comme il fait un temps magnifique, nous avisons un jolie terrasse en bordure de la rue et commandons notre breuvage.
À quelle heure on rentre, Grand-maman ?
Je sens qu’il en a assez et qu’il est fatigué.
On cherche encore des chaussettes rouges* pour Malo et on rentre.
Il se lève, prêt à partir alors que je dois encore payer nos consommations.
En nous dirigeant vers un grand magasin pour chercher les chaussettes, nous traversons la place du Marché. Je montre à Enzo le magnifique bâtiment qui trône sur cette belle place.
En déambulant nous sommes interpellés par un marchand qui nous propose saucisses et autres charcuteries des Grisons. Enzo dresse l’oreille et s’approche pour goûter les petits morceaux préparés pour les clients. C’est tellement bon et le vendeur est tellement sympa que nous ne pouvons résister.
La gourmandise le perdra, ce garçon !
Bien fatigués nous allons encore une fois à la recherche de ces fameuses chaussettes. *Malo avait insisté pour qu’on lui achète des chaussettes rouges pour compléter son costume de Spider-Man. Nous avons constaté que ce n’était pas facile d’en trouver des rouges. Cette fois-ci, c’est notre dernière chance.
Après avoir cherché au rayon des enfants nous allons chez les dames. On fouille, on cherche et finalement on trouve. Voilà une belle paire de chaussettes rouges qui feront l’affaire même si leur pointure montre un 38-40 ! Nous sommes bien conscients que la taille ne convient pas du tout mais tant pis. Le talon se positionnera sur le mollet de Malo !
Cette fois-ci on a envie de rentrer. Trop fatigués pour marcher, nous prenons le tram pour aller à la gare. En consultant l’horaire nous apprenons que nous partons dans un demi-heure. Nous en profitons pour nous installer sur des chaises et nous désaltérer. Puis nous allons sur le quai, entrons dans le train et c’est parti pour le retour à la maison.
Voilà une belle journée passée avec mon 2e petit-fils. Je trouve que c’est une belle expérience. Elle nous permet d’échanger, de partager, de discuter et de se faire des confidences.
Merci, Enzo ! Grâce à toi j’ai passé une merveilleuse journée ! J’espère que j’en vivrai encore de nombreuses comme celle-là. Je t’embrasse, je t’aime.